
à l’alourdi à la nuit molle que le lombric en boule mâchonne… les morceaux de mélasse dans une flaque où s’enfoncent les éponges grasses… dans ce miroir si mou reflet de boue reflet fade en caoutchouc à l’élastique… à tout extrême à moindre risque à toutes les peines à la bavure des escargots que la limace soit l’avant-garde des arts blafards, des arts lâches un coup dans la mare que la cuillère trop épaisse laisse tomber ce tas de poisse lente et lasse lourde et passe… la vache à lait trop tiède, goût de veau sourcil en œil en berne cernes des canicules le nénuphar coule et déboule il lui manque le pédoncule pour espérer… ridicule lenteur tiens ? ouvre la bouche prends ta saveur mange et avale la large serpillière gorgée d’huile de plâtre et de colle voilà, c’est mieux étouffe un peu. bouffe de bambou pousse de soja à mort les pandas alors parfois le ver de terre est assez fier de sa salade prémâchée en promotion 50 % en solde à la baisse baisse je ne voulais pas la tentation me prend le gosier remonte ma gorge la tentacule tentacule ventouse les parois de mon corps visqueuse succion de polype amer elle use mes mots pour déverser mes tripes huileuse, à l’étouffe, s’agrippe à mon gouffre s’accroche le rance étripe la colère lamproie nichée en mes viscères une murène édentée qui mord de sa bouche visqueuse mes entrailles nécrose… décloses, closes, écloses en milliers d’alevins fourmille et fouille ma fosse à grisaille que mes cavernes nasales servent de nid à tous ces maux que j’écris calmar de profondeur noir nuit rouge abysse abîme… abîme… abîme… leurs crayeuses faces se noyer dans leurs miasmes mucus flagellateur de posture que les protubérances des pieuvres honteuses enserrent ce qu’ils nomment âmes âme, je te conchie je te piétine si c’est cela ta nature la nature qu’on me montre anima, esprit, conscience dénaturée démembrée, invertébrée des anguilles… des mollusques que rien ne porte âme âme âme je te hais au fond et tréfonds à jamais et toujours dans toutes les crevasses.

