[Couplet 1] Je marche, parapluie levé, Sur la corde vibrante de mon rêve. Funambule au-dessus du passé, Je sens mes ombres tirer sur mes lèvres. Mes viscères appellent, me bousculent, Leur vérité m’arrache un frisson. Elles murmurent des mots minuscules Qui deviennent des vagues dans ma raison. [Pré-refrain] Je trébuche sur mes certitudes, Je me relève dans un éclair. Je ne suis que mon inquiétude Qui cherche une brèche dans la lumière. [Refrain] Je suis antimélodique — mais vivant, Un chaos qui respire et persévère. Où vais-je ? Je vais… brûlant, Comme une flamme qui fend l’univers. Je sens monter des sources en cascade, Des lagunes qui chavirent en silence. Et dans ce souffle où tout déborde et s’évade… Venez… écoutez-moi… Écoutez mon silence. [Couplet 2] Chaque pas ouvre une frontière, Un chemin que je croyais perdu. J’avance, même quand tout m’éclaire D’un éclat que mes yeux n’attendaient plus. La corde tremble, mais je m’incline, Je deviens l’instant qui me traverse. Je porte en moi l’orage et la ruine, Et la promesse sacrée qui s’inverse. [Pré-refrain 2] Je me déchire entre ombre et lumière, Mais c’est ce combat qui me construit. Je tends la main vers l’éphémère Pour y attraper le bruit de ma vie. [Refrain — plus large] Je suis antimélodique — mais vivant, Un chaos qui respire et persévère. Où vais-je ? Je vais… brûlant, Comme une flamme qui fend l’univers. Je sens monter des sources en cascade, Des lagunes qui chavirent en silence. Et dans ce monde qui s’effrite et s’évade… Venez… écoutez-moi… Écoutez mon silence. [Pont — incandescent] Je deviens le cri, Je deviens le calme, Je deviens les pas Qui font trembler mon âme. Je deviens le bruit Que je n’entends jamais, Et l’infime éclat Qui veut toucher le ciel. [Dernier Refrain — orchestral, cathartique] Je suis antimélodique — mais vivant, Un chaos qui respire et persévère. Où vais-je ? Je vais… brûlant, Je deviens lumière dans la poussière. Je sens en moi des sources qui débordent, Des océans qui refusent l’absence. Et dans ce monde où tout renaît, où tout m’emporte… Venez… écoutez-moi… Écoutez mon silence. [Outro — crescendo puis chute douce] Écoutez-moi. Même quand je me tais. Mon silence… est entier...