Toujours les mêmes qui causent, toujours les mêmes qui s’gavent, nous on gratte des miettes pendant qu’eux font les braves, ça promet dans les micros, mais derrière ça s’barre, ça fait semblant d’écouter, mais ça pense qu’à s’remplir l’placard. On a pigé la combine, poto, plus d’illusions, on voit clair dans leurs yeux, ça pue la corruption, ça veut qu’on ferme nos gueules, qu’on marche droit sans réfléchir, mais on garde nos cerveaux vifs, et nos cœurs prêts à rugir. On n’va pas s’plier, on n’va pas courber l’dos, si c’est la fin du film, alors on monte le son. On va pas leur dérouler le tapis, qu’ils s’étouffent dans leurs palais, tant pis si c’est la dernière, pas de repli, le feu brille même au milieu de la nuit. On va pas leur dérouler le tapis, nos voix résonnent dans l’orage, tant pis si c’est la dernière, pas de repli, on s’élève, libres au milieu du carnaaaage. Ils matent tous nos gestes, veulent des pions bien rangés, un sourire sur commande, des cerveaux verrouillés, on s’est trop fait douiller, maintenant c’est clair dans nos têtes, finie l’époque où on gobait leurs paillettes. Ils veulent noyer nos cris dans des vagues de mensonges, nous on garde la force, même quand tout le reste s’effondre, on vient d’la dalle, poto, et ça forge nos armes, c’qu’ils redoutent le plus, c’est nos voix qui s’rallument dans l’vacarme. On n’va pas s’plier, on n’va pas courber l’dos, si c’est la fin du film, alors on monte le son. On va pas leur dérouler le tapis, qu’ils s’étouffent dans leurs palais, tant pis si c’est la dernière, pas de repli, le feu brille même au milieu de la nuit. Pas d’chaînes, pas d’barrières, c’est nos voix qui s’libèrent, même si demain tout s’arrête, on aura gravé la terre.(la terre) On va pas leur dérouler le tapis, tant pis si c’est la dernière, pas de repli, le feu brille, le feu brille, au milieu de la nuit, le feu brille, le feu brille, personne l’éteint ici. On va pas leur dérouler le tapis, nos voix s’élèvent, nos voix s’unissent, tant pis si c’est la dernière, pas de repli, c’est ensemble qu’on écrit l’infiniiiiii.