
Une chanson née dans l’attente, quand le silence devient presque une voix. Pas une plainte, pas une relance — seulement une lampe posée au milieu du chemin. Pour écouter ce que les mots n’ont pas encore osé dire. *************************************************************** [Couplet 1] J’ai posé une lampe au milieu du chemin, pas pour te retenir, pas pour forcer ta main. J’ai laissé ma question s’asseoir entre nous deux, comme un oiseau fragile qui n’ouvre pas les yeux. [Refrain] Il y a des silences qui parlent, plus fort que les mots qu’on attend. Des silences qui réparent, ou qui nous blessent doucement. Je ne bouge pas la lampe, je ne traverse pas le soir. J’écoute ce que ton silence n’a pas encore osé me dire ou me taire. [Couplet 2] Je pourrais remplir l’espace avec cent phrases de trop, faire semblant que la grâce ne tremble pas sur l’eau. Mais l’amour sans courage devient vite un miroir, où chacun voit son visage et perd le même espoir. [Pont] Alors je reste digne, les mains ouvertes au vent. Si la mer se retire, je ne maudirai pas le courant. Mais si tu viens répondre, même avec peu de lumière, je saurai reconnaître ta voix dans la poussière. [Dernier refrain] Il y a des silences qui parlent, et celui-ci parle bas. Il ne dit pas encore partir, il ne dit pas encore reste là. Je ne veux pas le traduire avant qu’il devienne vrai. Un silence qui parle mérite qu’on l’écoute en paix. [Outro] J’ai posé une lampe au milieu du chemin. Si tu la vois, tu sauras où je suis.

