[Intro — murmuré, presque liturgique] Val, ne te rendors pas. Ne te rendors pas. Troublant dormeur. [Verse — slam frontal] Val, ne te rendors pas troublant dormeur Sur ce lit de cresson bleu l’encre est rouge sang. Ta poitrine étreinte reflets d’argent et ma plume, ma plume, à tes côtés, se meurt. [Break — silence bref] Je t’ai fui. Je t’ai fui. Trop peur de tes frasques. Frasques. Frasques. Tout nu main. Tout nu cœur. Je m’avance. Petit bout de femme fantasque. J’avance. J’avance en évitant mon malheur. [Refrain — martelé] Et si… Et si… Et si je passais à côté du bonheur ? [Verse — plus rapide, nerveux] À lire tes vers j’ai ces airs rêveurs collés au visage. Je m’allonge. Je dessine le monde. Tête dans l’herbe humide. Puis j’étouffe. J’étouffe. J’étouffe ces rêves vides. Vidés. Et pourtant… [DROP — très calme] Et pourtant. [Section — litanie baroque] J’ai mis de côté des paroles. De côté. Dans un coin du vent. Paraboles jolies, pour dire tous tes talents. J’ai mis de côté des silences. Des silences. Dans un coin du ciel. Pour qu’un regard miel accouche d’une romance. J’ai mis de côté des parfums. Dans un coin de moi. Pour que sous ton nez mutin ma peau de soie frémisse. Frémisse encore. J’ai mis de côté des larmes. Des larmes. Dans un coin de mon cœur. À être ensemble mon âme crie. Crie si tu souffres. Crie si tu pleures. [Break — respiration coupée] [Verse — montée émotionnelle] Puis je me réveille. Je tremble. Je tremble. Chacun de tes mots me réjouit. Me réjouit trop. Je nous imagine ensemble. Encore. Encore. Mais mon cœur — mon cœur déjà — a tressailli. [PRE-FINAL — orchestration massive] Face à cette terrible indifférence j’ai vacillé. Perdu pied. J’ai vacillé. J’ai perdu pied. [FINAL BOSS — cri répété, orchestral] Et j’ai crié. J’ai crié. J’ai crié. J’ai crié ton nom. Dans le silence. J’ai crié ton nom. Dans l’indifférence. J’ai crié. J’ai crié. J’ai crié. [OUTRO — murmuré, presque mortel] Val… ne te rendors pas.