
On ouvre la grille, 8h du mat’, Des boîtes en rupture, c’est le quotidien qui s’abat. Patients inquiets, tension dans les regards, On cherche des solutions, mais les stocks sont trop rares. CEPS au pouvoir, qui fixe les tarifs, Il coupe les génériques, le couperet est massif. De 40 à 30, bientôt 20 pour cent, C’est nos marges qu’ils enterrent, c’est le métier qu’on descend. Pharmaciens au bord du gouffre, entends nos voix, Les génériques s’effondrent, qui protège nos droits ? On tient la santé, on la sert chaque jour, Mais le CEPS nous étrangle, et détruit notre amour. CEPS, tu casses nos vies, Tu joues avec les prix, Mais sans pharmacie, Qui soignera le pays ? Les labos génériqueurs, ils négocient, ils prient, 52 molécules prêtes à partir en sursis. Trump crie “prix bas”, l’écho traverse l’océan, Et nous on compte les boîtes, ça devient désespérant. La ruralité s’éteint, nos croix vertes s’affaiblissent, Sans médecins, sans moyens, c’est la casse qui se glisse. Des années de service, d’astreinte, de sueur, Et tout ça balayé par des chiffres sans chaleur. Pharmaciens au bord du gouffre, entends nos voix, Les génériques s’effondrent, qui protège nos droits ? On tient la santé, on la sert chaque jour, Mais le CEPS nous étrangle, et détruit notre amour. CEPS, tu casses nos vies, Tu joues avec les prix, Mais sans pharmacie, Qui soignera le pays ? On veut pas des millions, juste de quoi survivre, Fournir les traitements, faire que nos patients vivent. CEPS, écoute bien, on n’est pas des pions, On est le dernier rempart dans chaque région. Alors lève la main si t’as connu la rupture, Si t’as cherché la boîte pour sauver la structure. Rap des officines, cri de vérité, C’est la voix des pharmaciens, on ne peut plus l’étouffer.

