J’abandonne les jours de pluie, les jours de soleil, Quand les gens rient et tout s’éveille. J’abandonne quand je parle, quand je mange, quand je bois, Tous ces moments où je suis en émoi. J’abandonne quand je me heurte a ma compagne, Ou pour une balade pour que j’ m’éloigne . J’abandonne quand je regarde devant, Il en faut peu pour que je sois décevant, Triste et parfois blessant, Me retrouver seul et moins vivant. J’abandonne quand une situation m’échappe, Et qu’il faut trop de temps pour que je la rattrape. J’abandonne quand on me vexe, Ma seule défense, pas très complexe : Trois mots suffisent pour que j’te rabaisse. Je n’ai que ça pour qu’ j’me redresse. J’abandonne aussi mes relations, C’est pour moi une décision , Pour rester tranquille et ne pas me confier, Parce que des fois, mieux vaut rester cacher J’abandonne quand on me raisonne, Ce n’est pas ta version qui est la bonne. Si tu savais que je le sais, J’ai su avant que tu saurais . Et je me conforte dans ces idées, Que je détiens la vérité. J’abandonne dans mes rêves, Il y en a trop, c’n’est pas la trêve. Je les laisse tous et me dégoûte, Je ne connais pas le goutte-à-goutte. Pour moi, c’est tout ou rien du tout, C’est la cascade, j’en deviens fou. J’abandonne dans mes décisions, La déprime m’a volé la passion. Je ne sais même plus anticiper, Avoir confiance, guider et m’affirmer. Je vis journée après journée, Sans arriver à me décider. J’abandonne en me levant, Et quand j’y pense en me couchant. Le lendemain ne sert à rien, Je le subis et c’est un frein. Je broie du noir en 24 heures Je n’t’invite pas dans cette froideur. J’abandonne, entre autres, l’avenir, Et pourtant j’aimerais y revenir. Aux joies, aux peines qui font la vie, Sans supporter la tragédie. J’abandonne même ce poème, Parce qu’il me brûle, il m’enchaîne. À me relire, je vois que ça ne va pas, Et que dans tout ça, je n’y arrive pas. Cette remise en cause serait une bonne chose, Écrire dans ces lignes que je me propose : La liberté retrouvée et m’apaiser, M’ouvrir une direction opposée À des pensées… moins con………trariées.