Titre : Ombre et Lumière (Le Poids du Silence) (Intro - Beat lourd, basse saturée, ambiance de tension) (Sons de sirènes lointaines, bruit de papier qu'on déchire) Ouais... Le silence est une arme. Mais la vérité, elle, est une balle. On a assez attendu. Écoute. (Couplet 1) L’île était privée, mais le crime était public Un théâtre de cauchemars, un monde schizophrénique Des jets qui décollent, des passagers sans visage Des enfants brisés derrière les images On nous parle de lois, de justice et de droiture Mais quand c'est le sommet, y’a jamais de cassure Les dossiers sont classés, les noms sont protégés Dans les hautes sphères, on évite les dangers Mais le peuple a la mémoire, le peuple a les yeux ouverts On regarde le ciel, mais on voit l'enfer à l'envers Chaque nom sur cette liste, c’est une pierre dans le mur Un rempart de pouvoir contre une vie qui s'endure C'est pas de la théorie, c'est pas du cinéma C'est le poids du silence qui pèse sur nos pas. (Refrain) On demande des comptes, on veut voir la lumière Sortez les dossiers, ouvrez les dossiers d’hier Les pédocriminels dorment sur leurs deux oreilles Mais la colère du peuple, c'est un soleil qui s'éveille Que les masques tombent, que la liste soit brûlée On veut la vérité, on veut la justice révélée Plus d’immunité, plus de passe-droit, plus de fuite La vérité nous rattrape, c’est une course poursuite. (Couplet 2) Ils pensaient que l’oubli serait le meilleur des remèdes Mais le trauma des victimes, c'est ça qui nous précède Des noms qui résonnent, des hommes en costumes sombres Des prédateurs en col blanc qui se cachent dans les ombres Et dans cette chasse, y’en a qui lâchent pas la proie Des enquêteurs, des voix qui crient pour la loi Karl Zéro avance, il fouille dans les décombres Il traque les fantômes, il débusque les nombres Il montre que le système est gangrené jusqu'à l'os Que la morale est en vente, que l'éthique est en prose On le traite de complotiste pour mieux l'étouffer Mais c'est la réalité qu'on tente de déchiffrer Si la vérité dérange, c'est qu'elle est vraie, mon frère Si le silence est d’or, la parole est une terre de guerre. (Pont) (Le rythme ralentit, voix posée, plus intense) Imagine une seconde, si c’était ton sang Si c’était ton frère, ton enfant, ton clan Tu resterais assis à regarder le journal ? Tu accepterais ce mépris, ce constat glacial ? Non. Alors pourquoi on tolère ? Pourquoi on accepte ? Que l'impunité soit la règle, que la honte se délecte ? C'est le moment du réveil, c'est le moment du choix Entre le silence complice ou le cri pour la loi. (Couplet 3) Le peuple se soulève, pas avec des pierres, mais des faits Une armée de conscience qui veut corriger les méfaits On veut pas de vengeance, on veut une justice vraie Celle qui ne regarde pas le compte en banque ni le trait D'un nom sur un contrat, d'un titre de noblesse La justice, c'est la même pour la foule et l'ivresse De ceux qui croient dominer le monde d'en haut Regardez en bas, la tempête arrive, c'est bientôt La liste est longue, la liste est lourde, le poids est immense Mais la vérité, elle, n'a pas besoin de défense Elle finit toujours par sortir, par percer le métal Par briser les chaînes du système pyramidal. (Refrain) On demande des comptes, on veut voir la lumière Sortez les dossiers, ouvrez les dossiers d’hier Les pédocriminels dorment sur leurs deux oreilles Mais la colère du peuple, c'est un soleil qui s'éveille Que les masques tombent, que la liste soit brûlée On veut la vérité, on veut la justice révélée Plus d’immunité, plus de passe-droit, plus de fuite La vérité nous rattrape, c’est une course poursuite. (Outro) (Beat qui se réduit peu à peu) Justice. Pas de privilège. Pas de secret. L’histoire nous regarde. Et le peuple n'oublie jamais. Jamais. (Silence)



