
Saturne a entendu la mer recracher leur ami, il se retourne Orion est aux prises d'un infernal tapis de verdure qui lui fait la vie dure, il regarde du coté du pirate des mondes, le navire semble apte a reprendre bientôt la mer, il distingue vaguement des remous d'écumes ocres et des tentacules qui y gesticulent, au centre, Altaïr balloté ne se laisse pas facilement saisir, [voix de bariton femelle, ricanante, instable, changeante, en pleine crise névrotique psychosée] "il faut choisir pauvre ersatz de Fenrir, entre le loup, l'aigle ou peut être encore le corbeau, " dit un loup similaire en tous points à son avatar du moment (le corbeau, se débat, râle, ne semblant pas vraiment à l'aise enserré sous la patte de ce truc énorme, il était si bien dans son champs de safran violet à observer la nature, mais vraiment quelle purge cette photo de pie, si il avait sût, il serait bien resté au lit, maudit Katouk, maudite pie, aussitôt dit aussitôt fait il sombre dans un sommeil qui le laisse mou, flasque et indolent sous la patte d'un loup géant complètement perturbé qui s'apprête à le croquer) Saturne amorce une attaque frontale et au dernier moment au lieu de tourner la gueule vers la gorge qui est a sa portée, elle profite d'avoir sous le recul de son assaut déséquilibré l'adversaire pour saisir le corbeau, bec ouvert en béatitude, et commencer un sprint en direction d'une plage ou la chaloupe est encore échouée, il lâche au passage le volatile en contemplation onirique qui se branque boule sur le bans de bord en position du lotus mais en beaucoup moins pratique le loup géant Némésis de son propre avatar avance lentement en reniflant le vent, en grattant avec circonspection ici un trou de crabe, là une algue brune, sur d'un fait, semble t'il, qu'il est d'arriver à ses fins comme si c'était déjà écrit quelque part, ébranlant Saturne dans ses certitudes, il rata cette opportunité trop belle. quand il s'élança, un pas de terre molle lui gobât le jarret, les vaguelettes relevèrent leurs jupes pour venir accélérer l'atroce enfouissement, son être pour moitié s'enfonçait dans cette drôle de boue brillante et froide, comme de la poussière d'étoiles. [voix de bariton femelle, ricanante, instable, changeante, en pleine crise névrotique psychosée] "bye bye louloute tu ne manqueras pas à grand monde, depuis le temps que je te cherche pour défoncer la plume, tu as pervertit dans tes écrits tous les mondes que je m'échines à construire, alors là, comment on dit déjà dans tes délires de romancière là où tu sévit, la moire va t'en mettre plein la dune pour avoir osé lui donner une mort, comme si je pouvais mourir! pssss, éclatée par ce cuvier rejeton de parangon, mais tu n'as vraiment rien compris ma povre fille, allez, on ne t'entendra plus donner des libertés où tout se digère, c'est moi, la seule vraie créatrice de tout, ....ho, tu pourrais répondre!!!! " Saturne enfoncée jusqu'au dessous de la surface n'a la force que de faire une bulle, une toute petite bulle, et elle ne bouge plus. [voix de bariton femelle, ricanante, instable, changeante, en pleine crise névrotique psychosée] "t'as jamais été marrante, tu n'as même pas cherché à te battre, je suis horriblement désapointée.....très très désapointée, hmmmmmf"

