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L'Aigle et le Kraken

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V5.5

Altaïr, les ailes grandes ouvertes essaie de rester le plus possible en surface, une chaloupe se dirige toutes rames dehors ver le lieu de son naufrage, son sauvetage est proche il lutte d'autant plus, un aigle royal n'a pas pour raison d'apprendre à nager, en piqué serres au vent il peux garder les plumes sèches et reprendre son vol majestueux enserrant une proie ou quelconque chose qu'il aurait pour dessein de vouloir attraper, mais là, il flotte maladroitement, battant des pattes pour rester hors des vagues qui se font de plus en plus menaçantes soudain il sent un tentacule jaunâtre lui saisir une patte, et l'entraîner derechef dans les eaux à présent bouillonnantes, il plonge et de ses serres libres il découpe ce lien et du bec il ponctionne une lamelle de chair safranée, un hululement sous-marin de douleur résonne venant des profondeurs, à peine le temps de reprendre une gorgée d'air qu'il se retrouve entre une quinzaines de ventouses qui le balance aux vents du large, une aile coincée, il lacère, il déchire, il se débat, il se libère, pique droit vers les profondeurs vers l'inconnu qui le veut faible et déjà vaincu, le Kraken n'a pas vraiment le temps sous cette attaque qu'il ne croyait pas un aigle de perpétrer sous la surface, de s'approcher assez pour voir sa face de grosse limace Altaïr se sert de ses ailes puissantes comme d'immenses nageoires, ses pattes repliées serres serrées, bec en avant comme une torpille vivante, il atteint a bout de souffle et de force un œil à la fente étoilée et du bec des serres et de tout ce qui lui reste de force il s'y accroche, il multiplie à l'envie déchirures, découpes, lacérations, emportant dans un nuage mauve orangé ce qui lui reste de raison pour que cette orbite soit creusée jusqu'à l'os, le Kraken coule en masse informe et distendue vers les abysses dont il n'aurait jamais dû quitter le sanctuaire Altaïr dans un dernier sursaut de vie avant que vienne la torpeur de la noyade, regarde le ciel bien au dessus de la surface, il s'est coloré d'une aura de coucher de soleil, ça lui rappelle son désert si beau, le chant du djembé qui redonne vie au passage pourtant funeste du fleuve Styx, et la clameur infini des aurores dans les oasis où il était le maître des cieux, il ferme les yeux et son corps remonte doucement, tout doucement pour rejoindre la surface, pendant que dans la chaloupe, un frêle humain tape sur un djembé, inspiré de son amour pour la nature, il revient peu à peu à la vie. "alors tu veux peut être une bouée? attrape cette rame tes serres pourraient me déchiqueter." Kurdak sourit Altaïr se pose sur le plat bord, se secoue et stridule pour continuer le chant sacré. [final: musique majestueuse inspirée des chants des griots d'Afrique, conteurs de légende et faiseur d'éternité, djembé, balafon, Gerda, clochettes rituelles, accent et clameur grandioses des chœurs qui ponctuent les phrases des percussions et des accords suaves et puissants]