L'angoisse dans le coin du mur a presque ma taille... Elle connaît mes faiblesses, elle a vu mes entrailles. J'ai arrêté de fuir, la maison grince un peu... On écoute le silence... mais le silence sonne creux. Elle est vaste et froide... Mais je souffle un grand coup... J'ai posé mes armes... Mais je suis encore debout ! J'ai pas vaincu mes monstres, alors je hurle avec ! Je fais trembler le gouffre, je déchire le silence ! C'est un vertige atroce, mais c'est ma vérité ! Si je dois tout perdre, je vais tout cramer ! La tristesse est sans gêne, elle prend tout l'espace, Alors je casse les murs pour lui faire de la place ! Les ombres s'affolent, elles ont peur de ma voix... C'est fini de pleurer, maintenant je fais du bruit ! Le vide est immense... Mais je fonce au travers ! Je reprends mes armes... Et j'allume la lumière ! J'ai pas vaincu mes monstres, alors je hurle avec ! Je fais trembler le gouffre, je déchire le silence ! C'est un vertige atroce, mais c'est ma vérité ! Si je dois tout perdre, je vais tout cramer ! Je me pardonne... ...de ne jamais guérir. Le noir est solide, c'est lui qui me tient chaud... J'ai le cœur en cendres... J'ai le cœur en cendres... Alors regarde-moi reprendre feu ! J'ai pas vaincu mes monstres, alors je hurle avec ! Hurle avec ! Je fais trembler le gouffre, je déchire le silence ! Déchire tout ! C'est un vertige atroce, mais c'est ma vérité ! Aujourd'hui je m'assois... et je regarde tout cramer ! Le monde tourne très bien sans que je m'en mêle... T'as de beaux yeux... mais c'est moi qui t'aveugle.