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PLAN 9 – Carton-Pâte Galactique

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V5

En 1957, un réalisateur obstiné nommé Ed Wood tourne un film de science-fiction avec presque rien. Le budget est dérisoire. Les décors sont faits de panneaux recyclés. Les soucoupes sont des maquettes suspendues à du fil. Le cimetière tient debout par miracle. Le film s’appelle Plan 9 from Outer Space. Il est financé en partie par des investisseurs improbables. Tourné rapidement. Monté avec les moyens du bord. Au casting, une icône du cinéma fantastique en fin de carrière, Bela Lugosi… Qui meurt avant la fin du tournage. Ses scènes restantes sont complétées par un remplaçant Qui cache son visage derrière une cape. À sa sortie en 1959, le film passe presque inaperçu. Des années plus tard, il sera proclamé “le pire film jamais réalisé”. Et pourtant… Sous les faux raccords, Sous les portes qui tremblent, Sous les ombres mal éclairées, Il y avait un rêve sincère. Une peur très réelle de la guerre froide. Et un homme qui voulait faire du cinéma Coûte que coûte. Cette chanson est un hommage À cette foi fragile. À cette science-fiction bancale. À ce ratage… devenu légendaire ____________________________ [Intro – souffle de pellicule, orgue rétro] Un studio minuscule au plafond fissuré, Trois projecteurs brûlants, prêts à s’écrouler. Ed serre son scénario comme un talisman, Hollywood est loin… mais le rêve est géant. [Couplet 1 – Le cimetière] Deux rideaux noirs pour peindre la nuit, Un ventilo tremblant poussait le brouillard gris. Des tombes en carton sous un ciel mâché, On voit tous les plis… mais personne n'va l’remarquer ! La soucoupe — une assiette suspendue en l’air, Qui tangue doucement au moindre courant d’air. Elle tremble, frôle le décor… c’est périlleux ! “On garde la prise !” … on n’a pas mieux. [Pré-refrain] Un zombie trébuche, reprend sa marche, Son costume craque mais la scène s’enclenche. Un acteur oublie sa réplique clé, Il improvise à l’arrache… et c’est validé ! [Refrain] Plan neuf, planète cabossée, Décor fragile mais y’a d’la volonté. Chaque erreur devient effet, Quand on refuse d’abandonner. Plan neuf, tournage bricolé, Sous les néons mal fixés. Ça vacille, ça tremble un peu, Mais ça tient… comme ça peut !! [Couplet 2 – Les extraterrestres] Robes brillantes, regards figés, Fronts luisants sous la lumière forcée. Ils parlent de Solaronite mortelle, D’une science qui embraserait le ciel. Pendant qu’un mur vibre et fout l’camp, Le micro descend dans le champ. La porte dégringole, mal clouée, Mais la caméra continue de tourner. [Pont – Première projection] Salle obscure, silence nerveux, Un rire discret, puis deux… contagieux. Les critiques écrivent sans pitié : “Pire film jamais tourné.” Les journaux tranchent, le verdict tombe, Le studio s’endort dans l’ombre. Mais quelque chose ne s’éteint pas, Une flamme têtue, qui veille tout bas. [Refrain final] Plan neuf, tournage compliqué, Décors fragiles, effets ratés. On t’a crié “pire film jamais fait”, Et pourtant… tu as résisté. Aujourd’hui la salle est pleine, On t’applaudit sans gêne. Car derrière tes défauts visibles, Ton rêve reste invincible. [Outro – projecteur qui s’éteint] La pellicule tourne une dernière fois, en grésillant, La soucoupe tremble encore, c’est touchant. Le souvenir de ce vieux studio renaît doucement, Un rêve en carton touche les étoiles… autrement. Un ratage devenu légendaire, Un film hors norme devenu phare.