
Dans un bureau aux serrures jurées, Travaille Monsieur Moïshé. Chaque galion brille sous sa main, Chaque pièce est comptée jusqu’au matin. L’or des Golmu, vert et luisant, Repose aligné, docilement. Mais ce qu’il protège avec ferveur, Ce sont ses coffres, gardés avec peur. Pré-refrain Il vérifie encore, puis recommence, Car la prudence est une science. Rien ne doit manquer, rien ne doit fuir, Pas même un souffle, pas même un soupir. Refrain Oh Moïshé, veille encore cette nuit, Car au matin quelque chose fuit. Les coffres sont pleins, l’ordre est parfait, Puis soudain le doute renaît. Un silence lourd, un regard amer, Et Moïshé reste seul face au mystère. Couplet 2 L’aube se lève trop doucement, Le calme est presque insultant. Il ouvre, recompte, regarde encore, Et sent son cœur battre trop fort. Pas une trace, pas un éclat, Juste le vide là où tout était là. Il ne comprend pas, il n’ose pas croire, Que tout peut disparaître sans pouvoir. Pré-refrain Il connaît les lois, les chiffres exacts, Mais pas celles qui agissent sans pacte. Quelque chose échappe à sa raison, Une faille hors de toute équation. Refrain Oh Moïshé, maître des calculs, Face à l’invisible tu recules. L’or ne bouge pas, l’ordre est parfait, Mais les coffres, eux, se taisaient. Un doute sourd, un froid d’hiver, Et Moïshé doute de tout ce qu’il sait faire. Pont Il n’y a ni trace, ni nom à donner, Seulement une absence à expliquer. Même les livres refusent de répondre, Comme si le monde avait choisi de se fondre. Dernier Refrain Oh Moïshé, professeur vigilant, Tu gardes tout… sauf l’instant fuyant. Quand revient la saison des mystères, Ton nom résonne dans l’air. Et dans les couloirs, à voix feutrée, On parle encore… de coffres vidés.

