Le plafond coule en cascades de néons Le rose et le soufre dessinent des horizons Je regarde mes mains, elles deviennent des racines Dans ce décor de sucre et de caresses fines. Je cherche le sens au fond du kaléidoscope Mais le miroir me répond par une simple syncope. Est-ce que le ciel est vide ou juste indifférent ? Je pousse mon rocher sur un arc-en-ciel mouvant. Si le monde est absurde, alors je vais danser Sous la pluie de couleurs, je choisis d'exister. Oh, Sisyphe est heureuse, elle a cessé de chercher. L'Étranger me regarde à travers le cristal Un éclat de rire dans un vide sidéral. Il n'y a pas de demain, pas de rive à atteindre Juste cette lumière que rien ne peut éteindre. La révolte est un chant qui s'élève en spirale Une transe électrique, une fête totale. Pas de juges, pas de dieux, juste le vent solaire Le poids de ma liberté est ma seule prière. Dans le désordre pur de ma propre clarté. Le rocher retombe... Je redescends la pente... Absurde. Électrique. Vivante.