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LA CHANSON DES AVENTURIERS DE LA MER

[Intro] (Musique seule : Accordéon et guitare, ambiance portuaire et un peu mystérieuse.) [Couplet 1 : Le Départ] En partant du golfe d’Otrante, Nous étions trente ; Mais, en arrivant à Cadiz, Nous étions dix. Tom Robin, matelot de Douvre, Au Phare nous abandonna Pour aller voir si l’on découvre Satan, que l’archange enchaîna, Quand un baîllement noir entr’ouvre La gueule rouge de l’Etna. [Refrain] (Tempo et énergie montent, la voix devient plus assurée) En partant du golfe d’Otrante, Nous étions trente ; Mais, en arrivant à Cadiz, Nous étions dix. [Couplet 2 : Amour et Justice] En Calabre, une Tarentaise Rendit fou Spitafangama ; À Gaëte, Ascagne fut aise De rencontrer Michellema ; L’amour ouvrit la parenthèse, Le mariage la ferma. À Naple, Ébid, de Macédoine, Fut pendu ; c’était un faquin. À Capri, l’on nous prit Antoine : Aux galères pour un sequin ! À Malte, Ofani se fit moine Et Gobbo se fit arlequin. [Refrain] (Tempo et énergie montent, la voix devient plus assurée) En partant du golfe d’Otrante, Nous étions trente ; Mais, en arrivant à Cadiz, Nous étions dix. [Pont Narratif : Les Conflits] (Musique plus épique ou dramatique, le rythme ralentit un peu pour l'emphase) Autre perte : André, de Pavie, Pris par les Turcs à Lipari, Entra, sans en avoir envie, Au sérail, et, sous cet abri, Devint vertueux pour la vie, Ayant été fort amoindri. Puis, trois de nous, que rien ne gêne, Ni loi, ni Dieu, ni souverain, Allèrent, pour le prince Eugène Aussi bien que pour Mazarin, Aider Fuentes à prendre Gêne Et d’Harcourt à prendre Turin. [Refrain] (Tempo et énergie montent, la voix devient plus assurée) En partant du golfe d’Otrante, Nous étions trente ; Mais, en arrivant à Cadiz, Nous étions dix. [Couplet 3 : Le Combat & L'Honneur] Vers Livourne nous rencontrâmes Les vingt voiles de Spinola. Quel beau combat ! Quatorze prames Et six galères étaient là ; Mais, bah ! rien qu’au bruit de nos rames Toute la flotte s’envola ! À Palma, pour suivre Pescaire, Huit nous quittèrent tour à tour ; Mais cela ne nous troubla guère ; On ne s’arrêta pas un jour. Devant Alger on fit la guerre, À Gibraltar on fit l’amour. [Refrain] (Tempo et énergie montent, la voix devient plus assurée) En partant du golfe d’Otrante, Nous étions trente ; Mais, en arrivant à Cadiz, Nous étions dix. [Couplet Final : Le Refus] (Musique plus douce et romantique pour la première partie du couplet, puis plus décidée) On fit ducs et grands de Castille Mes neuf compagnons de bonheur, Qui s’en allèrent à Séville Épouser des dames d’honneur. Le roi me dit : « Veux-tu ma fille ? » Et je lui dis : « Merci, seigneur ! J’ai, là-bas, où des flots sans nombre Mugissent dans les nuits d’hiver, Ma belle farouche à l’œil sombre, Au sourire charmant et fier, Qui, tous les soirs, chantant dans l’ombre, Vient m’attendre au bord de la mer. J’ai ma Faënzette à Fiesone. C’est là que mon cœur est resté. Le vent fraîchit, la mer frissonne, Je m’en retourne, en vérité ! Ô roi ! ta fille a la couronne, Mais Faënzette a la beauté ! » [Outro/Refrain Final] (Musique très marquée, puissante, avant de s'éteindre) En partant du golfe d’Otrante, Nous étions trente ; Mais, en arrivant à Cadiz, Nous étions dix.