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ENTIER

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V5

J’me suis demandé… si le sens c’était moi, ou eux… Et si c’était juste… rester entier. Dans la fumée des néons, j’entends mes pas qui doutent, J’fais le fort pour les autres, mais dedans j’ai le goût du goudron. On m’a dit “sois utile”, j’ai pris ça comme une route, Résultat j’ai donné mon feu… jusqu’à l’hiver dans mon prénom. J’me sens coupable de rire quand d’autres serrent les dents, J’me sens vide quand j’me pose, comme si j’perdais du temps. J’ai confondu “aider” avec “m’oublier”, À force d’être disponible… j’sais même plus où j’habite, en vrai. Et j’ai beau prier le ciel, j’retombe sur la même question : Vivre pour moi, c’est fuir ? Vivre pour eux, c’est prison ? Si j’me protège, est-ce que j’les laisse ? Si j’me donne, est-ce que je tombe ? J’ai mis mon cœur en service… comme un taxi sous la pluie qui répond. Alors j’apprends le calme, même si ça tremble au début, Dire “non” sans violence, dire “oui” sans être perdu. Parce que l’amour c’est pas s’éteindre pour éclairer la ville, C’est garder une flamme stable… pour réchauffer sans qu’elle vacille. Vivre pour moi… c’est pas trahir, Vivre pour eux… c’est pas mourir. Si j’me sauve, j’les aime mieux, Si j’me garde, j’donne du vrai, pas du creux. Vivre pour moi… j’remets mon centre, Vivre pour eux… j’partage mon ventre. J’ai compris : j’peux pas les aimer Si j’me déteste, si j’me laisse couler. J’ai porté des gens sur l’dos, j’ai porté des promesses, J’ai porté des “ça va” faux, j’ai porté ma détresse. Ils veulent un pilier, moi j’veux juste respirer, Mais si j’me tais trop longtemps, j’finis par exploser. J’ai vu le “bon gars” devenir amer, devenir froid, Parce qu’il s’est vidé pour des gens qui le voient pas. J’me dis : “Garde ton âme”, sinon tu deviens dur, Et quand t’es dur, tu blesses… même quand t’aimes, c’est sûr. Vivre pour moi = discipline, pas caprice, Sommeil, silence, santé, j’remets les vis. Vivre pour eux = présence, pas sacrifice, Donner du temps quand j’suis stable, pas quand j’suis en crise. J’coupe les chaînes polies, les demandes déguisées, Les “t’es gentil” qui veulent dire “reste à ma disposition”. J’préfère un “non” propre qu’un “oui” qui me salit, Parce que j’suis pas une ressource… j’suis un homme en construction. Vivre pour moi… c’est pas trahir, Vivre pour eux… c’est pas mourir. Si j’me sauve, j’les aime mieux, Si j’me garde, j’donne du vrai, pas du creux. Vivre pour moi… j’remets mon centre, Vivre pour eux… j’partage mon ventre. J’ai compris : j’peux pas les aimer Si j’me déteste, si j’me laisse couler. Le sens c’est pas choisir “moi” contre “eux”, c’est mal poser l’problème, C’est être entier pour donner juste, sinon tu donnes ta haine. Quand tu t’abandonnes, tu reviens aigri, tu réclames des comptes, Et tu fais payer ton silence… à ceux que t’aimes, et ça te démonte. Alors j’fais la paix : j’aide, mais j’me garde une rive, J’me soigne, j’me respecte, j’viens en vrai quand j’arrive. Parce qu’un cœur stable vaut mieux qu’un héros épuisé, Et l’amour c’est pas se saigner… c’est rester debout, aligné. Vivre pour moi… c’est pas trahir, Vivre pour eux… c’est pas mourir. Si j’me sauve, j’les aime mieux, Si j’me garde, j’donne du vrai, pas du creux. Vivre pour moi… j’remets mon centre, Vivre pour eux… j’partage mon ventre. J’ai compris : j’peux pas les aimer Si j’me déteste, si j’me laisse couler. J’vis pour moi… pour mieux vivre avec eux. Pas pour disparaître… pas pour me perdre… Juste… pour être vrai.