
Sextine - Lumière de la Paix - Duo
2025(c) Ambre La sextine est une forme poétique fixe, inventée au XIIe siècle par Arnaut Daniel. Elle est composée de six sizains (strophes de six vers) suivis d'un tercet final (tornada). Sa particularité principale réside dans la répétition des six mêmes mots à la fin de chaque vers, lesquels sont permutés selon un ordre précis (la retrogradatio cruciata) à travers les strophes, et tous repris dans le tercet final. Les six mots : paix, monde, l’espérance, désir, vie, colombe. -------------------------------------------- Dans le matin lavé de toute guerre, la paix plus claire que l’aurore sur le monde, portée par l’élan pur de l’espérance, qui fait germer au cœur le doux désir de tendre aux autres les fruits de la vie, sous l’aile bienveillante d’une colombe. Elle descend du ciel, blanche colombe, messagère fidèle de la paix, pour éveiller la joie d’aimer la vie, pour rappeler la beauté de ce monde où peut grandir, sans crainte, le désir d’unir les cœurs au chant de l’espérance. Ce chant léger, tissé d’espérance, suit le vol éclatant de la colombe, et réchauffe en chacun le vrai désir de célébrer les dons nés de la paix. Il nous appelle à croire en un monde où chaque souffle élève un hymne à la vie. Car nul vent n’est plus doux que celui de la vie, lorsqu’il s’unit aux vents de l’espérance, et trace au ciel les contours d’un beau monde illuminé par la beauté d’une colombe, où les enfants grandissent dans la paix, et où l’harmonie devient premier désir. Là s’élève un nouvel et doux désir d’embrasser sans détour toute la vie, de cueillir sans trembler les fruits de la paix, de bâtir dans la pierre une espérance, de suivre sans faillir cette colombe, guide silencieuse d’un vaste monde. Alors chante, ô lumière sur ce monde, répands partout l’élan pur du désir, que dans le ciel s’élance la colombe, et que l’homme découvre en lui la vie telle qu’en rêve l’offre l’espérance, telle qu’en silence éclot la vraie paix. [Tornada] Voici la paix, qui ranime l’espérance, qui rend au monde la lumière d’une vie, et fait du désir l’aile d’une colombe.

