Au rythme du ressac Écrasée par ton corps Une ligne bleu ciel Fixe mon agonie Et par dessous la mer Les vagues et puis l’écume Où je voudrais laver Tes souillures obscènes Sur la grève les coques Languissent de la mer De l'horizon pastel Salit par vos commerces Tes odieuses manières Tes cruautés gratuites Seront récompensées Par un tout autre sel Tes frères de la côte Qui mélangent la poudre D’embruns et puis de larmes Seront tes assassins Et le soleil s’écoule A l’endroit très exact Où les traîtres se noient Les deux pieds bien lestés Profite matelot Abuse de mon corps Alimente ma haine Ils t’attendent déjà Ils se fondent aux reflets Aux oiseaux, aux gréements Qu'importe que tu jouisses Je suis déjà ailleurs Soit encore brutal Noie nos humanités Qu'il reste le dégoût D'être encore humiliée Souillée tu m'abandonnes Une dernière fois Vomissant mes remords Je les vois t'emporter... De leur vols habiles Les frégates harcèlent Les pêcheurs sur la grève Qui viendront s'enivrer.