[ intro ][ verse ] Quatre notes, une prière, Pour supporter nos fardeaux, Jeter la tête en arrière, Et souffler quelques mots, Ouvrir nos veines, nos artères, Au son des trémolos. Sur la terre de nos ancêtres, Des champs brûlés nous entourent, La vie renaîtra peut-être, A l’orée des faubourgs, Où la gloire éphémère, Nous joue un mauvais tour. [ chorus ] Sur la route des exilés, On lapide le droit humain, Fléchir sous l’autorité, Pour un maigre butin, Et voir l’aube se lever, Dans le revers de nos mains. [ verse ] Quatre croches et un soupir, Pour supporter nos croyances, Des sanglots pour un empire, En guise de bienséance, La terreur que l’on respire, Censure la tolérance. Du haut de nos grands gibets, Où l’ardeur fut attachée, On invoque la monnaie, Pour payer notre liberté, Et autour d’un banquet, Les lâches ont régalé. [ Chorus ] Sur la route des exilés, On lapide le droit humain, Fléchir sous l’autorité, Pour un maigre butin, Et voir l’aube se lever, Dans le revers de nos mains. [ break ] [ Verse ] Quatre noires et une blanche, Pour supporter nos couleurs, Piétiner la ligne étanche, Des sectairs aboyeurs, Et leur coudre sur les manches, Le nom du créateur. [ Chorus ] Sur la route des exilés, On lapide le droit humain, Fléchir sous l’autorité, Pour un maigre butin, Et voir l’aube se lever, Dans le revers de nos mains. Sur la route des exilés, On lapide le droit humain, Fléchir sous l’autorité, Pour un maigre butin, Et voir l’aube se lever, Dans le revers de nos mains.