
Titre : À Marie Chanson française orchestrale et élégiaque, style néo-classique cinématographique avec influences orientales subtiles, voix féminine chaude, profonde et émotive (mezzo-soprano ou contralto lyrique, timbre mature et douloureux, style entre Barbara et une interprète de musique de film française), grand orchestre symphonique : cordes riches et vibrantes, piano introspectif, harpe scintillante, bois orientaux (flûte, hautbois, cor anglais), percussions légères et ethniques (daf ou tambourin discret), cors doux, ambiance contemplative, mélancolique et lumineuse, mélange de tristesse et d’admiration, tempo lent et solennel (60-68 BPM), production ample avec reverb profonde et touches orientales délicates. [Intro] (Orchestre qui s’ouvre doucement : cordes et harpe, flûte légère évoquant le désert, atmosphère vaste et recueillie) [Verse 1] Il faudrait les tambours des grandes chevauchées Ou l’innocent roseau qui s’enroue au désert… Mais honorer ta fin de mes seuls yeux amers Qui pleureront le long des routes desséchées ! Mais t’attendre, malgré la mort, à des tournants, Quand les nuits sont, au Sud, de palmes et d’étoiles, Quand les parfums des oasis sont dans nos moelles Et que l’Islam circule en ses manteaux traînants ! [Chorus] Je pense à toi, je pense à toi dans les soirs roses, Jeune femme, ma sœur, jeune morte, ma sœur ! Tu me parles parmi l’éloquence des choses, Et ta voix, ô vivante, est pleine de douceur. [Verse 2] Salut à toi, dans la douleur de la lumière Où tu vécus d’ivresse et de fatalité ! Le désert est moins grand que ton âme plénière Qui se dédia toute à son immensité. Toi qui n’étais pas lasse encore d’être libre, D’avoir tant possédé tout ce que nous voulons, Ni que toute beauté frissonnât par tes fibres Comme un chant magistral traverse un violon, [Bridge] Pourquoi la mort si tôt t’arrache-t-elle au monde, Ne nous laissant plus rien que l’admiration, Alors qu’il te restait encore, ô vagabonde, À courir tant de risque et tant de passion ? Tout se tait. La bêtise immense et l’injustice Qui te regardaient vivre avec leurs yeux si gros, Ne te poursuivront plus, au milieu de la lice, Du hideux cri de mort qui s’attache aux héros. [Final Chorus / Outro] Nous irons à présent lui dire qu’il se sauve, Ton cheval démonté, sus aux quatre horizons, Pour apprendre ta fin subite au néant fauve Des Saharas sans bruit, sans forme, sans saisons. Car toi tu dors, enfin parvenue au mystère Que ton être anxieux cherchait toujours plus loin, Enveloppée aux plis éternels de la terre, Comme dans la douceur d’un manteau bédouin. (Outro : orchestre qui s’apaise lentement, harpe et flûte qui flottent, voix qui s’estompe avec émotion, fin lumineuse et recueillie)

