
[Intro, piano alone] [Verse 1, close spoken rap] J'ai gardé les tickets, les dates et les noms, Le bruit de la pluie dans un vieux dictaphone. Je peux retrouver l'heure et le lieu d'une phrase, Mais pas la chaleur qui restait dans la tasse. J'ai des jours bien rangés qui ne ressemblent à rien, Des « on se rappelle » reportés au lendemain. Au feu je vois mon père dans le reflet du verre, La même façon de plisser les yeux dans la lumière. [Chorus, softly sung] Il reste des heures creuses, Des heures pour personne. Je les garde un peu précieuses, Même si le téléphone sonne. [Verse 2] J'ai acheté du pain pour quelqu'un qui arrive, La table est trop petite, on rapprochera les chaises. On parlera du voyage et de rien qui se mesure, Le café fera des ronds sur les pages de la veille. Je laisserai finir les histoires que je connais, Sans chercher un endroit où reprendre la parole. J'ai passé tant de temps à garder ce qui passait, Ce soir je laisse passer le temps sur mon épaule. [Bridge, piano and voice] Le vent tourne une page. Je ne la remets pas. [Chorus] Il reste des heures creuses, Des heures pour personne. Je les garde un peu précieuses, Même si le téléphone sonne. [Outro, piano motif, natural decay] [End]

