— PREMIER MOUVEMENT : LA TERRE — (Piano seul. Voix seule, presque parlée.) [Intro — FEMALE] Seigneur... je ne sais plus si tu m'entends encore. Je t'ai cherché dans les ruines de ce que j'étais. Dans les nuits où personne ne venait. Dans les matins où je n'avais plus de nom. [Verse 1 — FEMALE] J'ai porté des pierres que je n'avais pas choisies Des deuils cousus dans la chair, des silences qui crient J'ai plié sous le poids de ce monde qui oublie Que même les âmes blessées méritent d'être bénies J'ai prié dans le vide, j'ai chanté dans le noir J'ai tendu les deux mains sans jamais rien recevoir Mais quelque chose en moi refusait de mourir Une flamme trop petite pour s'éteindre, trop grande pour fléchir. [Verse 2 — FEMALE] J'ai vu des anges tomber et des démons s'élever J'ai vu l'amour mentir et la honte se lever J'ai compris que la grâce ne descend pas du ciel Elle monte de l'intérieur, elle brûle, elle est réelle Alors j'ai posé mes pierres au bord du chemin J'ai regardé mes mains, j'ai regardé demain Et pour la première fois depuis si longtemps J'ai senti que mon âme reprenait son élan. — DEUXIÈME MOUVEMENT : LE VOL — (Les cordes entrent. Le chœur gospel commence à murmurer.) [Pre-Chorus — FEMALE + CHOIR (murmure)] (FEMALE) Je ne redescends plus. (CHOIR) Plus... plus... (FEMALE) Je ne redescends plus. (CHOIR) Elle monte... elle monte... [Chorus — FEMALE + CHOIR] L'ascension éternelle C'est pas la mort, c'est la naissance L'ascension éternelle C'est quand l'âme enfin se dépense Sans compter, sans retenir Sans avoir peur de finir L'ascension éternelle C'est moi qui décide de vivre. [Bridge — FEMALE, voix qui s'ouvre] Je n'appartiens plus à la douleur Je n'appartiens plus à la peur Je n'appartiens plus à ceux qui m'ont dit Que je n'étais pas faite pour les hauteurs Je suis faite de lumière et de cendres mêlées De tout ce qui m'a brisée et de tout ce qui m'a relevée Et si Dieu existe, il ressemble à ce moment Où une femme choisit enfin de s'appartenir vraiment. [Chorus — FEMALE + CHOIR, plus fort] L'ascension éternelle C'est pas la mort, c'est la naissance L'ascension éternelle C'est quand l'âme enfin se dépense Sans compter, sans retenir Sans avoir peur de finir L'ascension éternelle C'est moi qui décide de vivre. — TROISIÈME MOUVEMENT : LE CIEL — (L'orchestre explose. Le chœur en plein. Puis tout s'arrête.) [Climax — FEMALE, voix soprano, seule contre l'orchestre] Et je monte... Et je monte encore... Par-delà les nuits trop longues Par-delà les portes closes Par-delà les mots qui blessent Et les amours qui s'effacent Je monte. [Chœur final — CHOIR seul, a cappella] Elle monte, elle monte L'éternelle, l'éternelle Elle monte, elle monte Vers la lumière, vers la lumière Elle monte, elle monte Plus rien ne la retient Elle monte, elle monte Pour toujours, pour toujours... [Outro — FEMALE, voix seule sur le silence] Je suis arrivée.


