
N'avions nous pas un été A franchir Comme un large Océan immobile Et moi vaste couché sur la bouche Sur les yeux et sur l'âme de l étrave Aimant l'été, buvant Tes yeux sans souvenir N'etais-je pas le rêve aux prunelles Absentes qui prend et ne prend pas Et ne veux retenir De ta couleur d'été Qu'un bleu d'une autre pierre Pour un été plus grand où rien ne peut finir [Bridge] [Chorus] Demeure d'un feu sombre où convergent nos pentes ! Sous ses voûtes je te vois luire. Douve immobile, prise dans le filet vertical de la mort -Douve géniale, renversée, quand au pas des soleils dans l'espace funèbre, elle accède lentement aux étages inférieurs. [Bridge] [Verse] Le ravin pénètre dans la bouche maintenant, Les cinq doigts se dispersent en hasards de forêt maintenant, La tête première coule entre les herbes maintenant, La gorge se farde de neige et de loups maintenant, Les yeux ventent sur quels passagers de la mort et c'est nous dans ce vent dans cette eau, dans ce froid, maintenant ! [Echoes] [Chorus] Présence exacte qu'aucune flamme désormais ne saurait restreindre, convoyeuse du froid secret , vivante, de ce sang qui renaît et s'accroît où se déchire le poème. [Verse] Il fallait qu'ainsi tu parusses aux limites sourdes, et d'un site funèbre où ta lumière empire, que tu subisses l'épreuve. [Outro] O plus belle, et la mort infuse dans ton rire ! J'ose à présent te rencontrer; je soutiens l'éclat de tes gestes. [End]

