
Salut Grand-Papa Antoine, salut Grand-Maman Angéline.
Salut Grand-Papa Antoine, salut Grand-Maman Angéline. Je réussi à vous voir bouger à partir de deux vieilles photos de Glen-Nevis, en Ontario — aussi beaux que vous étiez. Je me sens bien chanceux que vous ayez choisi de vous marier ensemble : il devait y avoir pas mal de monde qui vous suivait des yeux à la paroisse de Sainte-Marguerite-d’Écosse. Sinon je n’aurais jamais pu demander à l’intelligence artificielle de recréer un moment de votre jeunesse, et je n’aurais jamais pu exister. Je suis très ému de vous voir jeunes, dans toute la splendeur de votre beauté — deux belles personnes de la campagne, deux grands cœurs d’amour. Vous, Grand-Maman, qui serviez de secrétaire à Grand-Papa Lacombe, commissaire d’école, et qui avez réussi à obtenir la première heure de français à l’école de rang de Glen-Nevis : une belle jeune fille qui aimait les chevaux, douce comme la tendresse des fleurs d’été. Et vous, Grand-Papa, qui travailliez sur la terre paternelle blottie dans le hameau de l’église paroissiale près de la rivière à Beaudette, vous qui travailliez aussi sur les trains parcourant tout le Canada, celui qui allait faire la récolte du blé dans l’Ouest canadien avant de bâtir des granges, des maisons, des meubles. Vous êtes tous deux gravés dans notre cœur, comme les sillons que Grand-Papa traçait, labourait et hersait sur la terre paternelle. Que d’amour, que de travail, tant en Ontario qu’aux États-Unis, puis au Québec par la suite. Je vous ai toujours aimés, bercés dans mon cœur de Pierrot-la-Lune ; jamais, non, jamais je ne vous oublierai.

