Regarde la lune qui grimpe derrière la vitre,
 Elle te peint un halo que moi seul peux traduire.
 Y’a un petit oiseau là-bas, un diamant qui scintille — 
Rien que pour toi… enfin, presque.
 Ça, non, ça, je te l’offrirai pas. [Pré-refrain]
 Dors.
 Parce que le voleur aux yeux de verre,
 à la fourrure empruntée,
 s’est hissé sur le mur pour t’espionner.
 Mais n’aie pas peur :
 je suis celui qui veille. [Refrain]
 Dors paisiblement, dors avec les anges,
 sinon je te rejoins,
 je te prends contre moi
et mes griffes diront que je t’aime.
— Je suis pas d’ici, je viens d’ailleurs ;
 je suis pas un jouet, je suis ton veilleur. [Couplet 2] 
Dors en Belgique, dors en Allemagne, dors à Paris,
 où que tu glisses dans la nuit,
 je suivrai tes rêves à pas de velours.
 Je te garde, même quand tu pars loin.
 Je te garde, même quand tu m’oublies. [Refrain final] 
Dors bien, dors encore,
 je suis l’ombre qui ronronne au bord du monde.
 Je suis celui qui t’aime assez
 pour te guetter sans te posséder.
 Dors — et je veille…