
[Verse 1] L’eau descend des hauts glaciers Froide, patienté, sans colère Le feu veille au fond de l’âtre Il danse, il brûle, il ne cède rien L’une apaise, l’autre consume Et le monde tient entre les deux [Verse 2] Le vent racle les crêtes nues Invisible, sans maître et sans nom La terre garde les racines Lourde, fidèle, éternelle L’un emporte, l’autre enterre Deux silences qui se répondent [Chorus] Eau et feu Vent et terre Mort et vie Noir et blanc L’ordre qui tremble Le chaos qui danse Tout ce qui s’oppose Se tient par la main [Verse 3] La mort marche sur les sentiers blancs Lente, certaine, sans paroles La vie pousse entre les pierres Têtue, fragile, encore debout L’une ferme les yeux L’autre les ouvre encore [Verse 4] Le noir avale toutes les formes Le blanc les révèle une à une L’ordre range ce que le monde éparpille Le chaos ouvre ce que l’ordre enferme Entre la cloche et l’orage Un homme avance, voix cassée [Chorus] Eau et feu Vent et terre Mort et vie Noir et blanc L’ordre qui tremble Le chaos qui danse Tout ce qui s’oppose Se tient par la main

