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Solitude 🦋 Alphonse de Lamartine

Indie pop rock, 2010s indie, angular guitars combined with a groovy bassline, post-punk revival, modern art pop, punchy hooks, syncopated hihats, rock, beat bash duet; spoken-sung lead with breathy female replies, gentle doubles on key lines, delay throws on the title phrase, room-tone ambience, warm analog mix with natural reverb, emotional, soul, deep, swing, light, breathy, slow, chanson, natural,world, warm,harmony. Punchy and full of emotions.two vocals in duo. Là, tandis que je nage en des torrents de joie, Ainsi que mon regard, mon âme se déploie, Et croit, en respirant cet air de liberté, Recouvrer sa splendeur et sa sérénité. Oui, dans cet air du ciel, les soins lourds de la vie, Le mépris des mortels, leur haine, ou leur envie, N'accompagnent plus l'homme et ne surnagent pas Comme un vil plomb, d'eux-même, ils retombent en bas. Ainsi, plus l'onde est pure, et moins l'homme y surnage, A peine de ce monde il emporte une image : Mais ton image, ô Dieu, dans ces grands traits épars, En s'élevant vers toi grandit à nos regards ! Comme au prêtre habitant l'ombre du sanctuaire, Chaque pas te révèle à l'âme solitaire Le silence et la nuit, et l'ombre des forêts, Lui murmurent tout bas de sublimes secrets ; Et l'esprit, abîmé dans ces rares spectacles, Par la voix des déserts écoute tes oracles . J'ai vu de l'Océan les flots épouvantés, Pareils aux fiers coursiers dans la plaine emportés, Déroulant à ta voix leur humide crinière, Franchir en bondissant leur bruyante barrière, Puis soudain, refoulés sous ton frein tout-puissant, Dans l'abîme étonné rentrer en mugissant. J'ai vu le fleuve, épris des gazons du rivage, Se glisser flots à flots, de bocage en bocage, Et dans son lit voilé d'ombrage et de fraîcheur, Bercer en murmurant la barque du pêcheur ; J'ai vu le trait brisé de la foudre qui gronde Comme un serpent de feu se dérouler sur l'onde ; Le zéphyr embaumé des doux parfums du miel, Balayer doucement l'azur voilé du ciel ; La colombe, essuyant son aile encore humide, Sur les bords de son nid poser un pied timide, Puis d'un vol cadencé fendant le flot des airs S'abattre en soupirant sur la rive des mers. J'ai vu ces monts voisins des cieux où tu reposes, Cette neige où l'aurore aime à semer ses roses, Ces trésors des hivers, d'où par mille détours Dans nos champs desséchés multipliant leur cours, Cent rochers de cristal, que tu fonds à mesure, Viennent désaltérer la mourante verdure ; Et ces ruisseaux pleuvant de ces rocs suspendus, Et ces torrents grondant dans les granits fendus, Et ces pics où le temps a perdu sa victoire… Et toute la nature est un hymne à ta gloire. (The piano plays a final, lingering minor chord as the saxophone and double bass fade away into the night)