Sous l’étendard sacré de Lazare en prière, Le chevalier se dresse, humble et vaillant soldat, Servant Dieu dans le fort comme au lit d’un malade, Fidèle au double appel d’armes et de lumière. Son cœur joint la prouesse à la grâce première, L’honneur guide son bras, la foi règle son pas ; La courtoisie éclaire un regard délicat, Et l’amour des petits sanctifie sa bannière. Hier, soignant les corps rongés par le malheur, Aujourd’hui, secourant la misère et la peur, L’ordre poursuit sa route en noble vigilance. Pont entre le passé et le siècle nouveau, Il garde du saint lieu l’immortelle alliance, Où prient les preux unis sous la Croix et le Vœu.


