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MÉTRO 666 - 2026 Remix

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V5.5

"Ligne 6-6-6 en approche… Prochain arrêt : l’oubli." Minuit passe, la ville s’éteint ; plus d’bruit, plus d’âmes, plus rien, J’reste seul sous la pluie, station fantôme sous le béton crade, Dernier métro affiché, pourtant, j’l’ai jamais vu sur la ligne, Porte qui s’ouvre, vent glacial, putain... pourquoi j’ai mis l’pied dedans ? Les sièges sont vides, l’air est lourd, y’a qu’le néon qui grésille, L’écran d’contrôle bugge, l’itinéraire ? Une série de chiffres qui vrillent, J’pose ma main sur la vitre… mais mon reflet s’met à sourire, J’crois qu’j’suis pas seul ici… dans l’ombre, ça commence à bouger. Métro 6-6-6, plus d’retour, plus d’sortie, Chaque arrêt, un nouveau monde, chaque regard, un nouveau cri… Métro 6-6-6, voyage en enfer, Trop tard pour descendre, t’as payé l’prix du mystère… Les passagers chuchotent dans une langue que j’capte pas, Leurs visages flous s’tournent vers moi… leurs bouches s’ouvrent, mais y’a pas d’voix, J’baisse la tête, j’reste immobile, mais j’les sens qui s’approchent, Chaque seconde est un battement, et mon cœur cogne sous les porches. Soudain, j’relève les yeux… le wagon a changé d’visage, Les murs suintent d’un liquide noir, les sièges grincent, j’vois des visages, Fenêtre brisée, derrière ? Le vide… plus d’tunnels, plus d’routes, Juste un abîme sans fond, et des ombres qui m’font signe d’la main. "PROCHAIN ARRÊT... TON ÂME." J’cours à travers les wagons, mais la rame est infinie, Les portes restent closes, les ombres murmurent mon nom dans l’bruit, Chaque arrêt m’fait voir un cauchemar… Des gosses qui crient sans visages, des corps pendus sur des rails noirs. J’crois que l’temps tourne à l’envers, J’crois voir des flashs d’mon passé… mais les visages ont les yeux verts, Des spectres en costard me tendent des billets sales, Me disent "Bienvenue ici… t’es monté, maintenant t’es des nôtres." Métro 6-6-6, les âmes perdues chantent, T’as voulu fuir la nuit, mais t’as rejoint les ombres rampantes… Métro 6-6-6, plus d’temps, plus d’vie, Bienvenue dans l’oubli, dernier stop : l’infini… Les aiguilles tournent plus vite, ma montre fond sur ma peau, L’horloge s’emballe, les chiffres saignent, j’sens qu’j’suis proche du zéro, Le conducteur s’retourne… mais y’a pas d’visage, Juste un crâne aux orbites vides, un sourire sculpté dans l’carnage. J’vois mon reflet dans la vitre… mais c’est plus moi, C’est une version morte de mon corps, qui m’regarde en ricanant froid, J’crie, mais aucun son sort, j’sens mes pieds quitter l’carrelage, Le métro ralentit… prochaine station : mon dernier voyage. "Merci d’avoir voyagé avec nous… Vous êtes arrivé à destination."