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Jeu de dupe (chanson miroir à celle de Marpésia)

Chanson miroir à celle (magnifique) de Marpésia, "Echec et Reine". Elle se trouve pas là : https://suno.com/song/715ce239-2a23-4b09-b8cf-601356c58d57 Le texte est tiré d'un sonnet que j'avais écrit il y a de ça plusieurs années, suite à un défi lancé par un ami breton, sur un ancien forum de poésie où je sévissais dans les années 2000. L'idée de départ était : parler du paradoxe de la victoire aux échecs, en utilisant obligatoirement tous les "personnages" d'un échiquier. Ayant écouté le morceau de Marpésia, j'ai eu l'idée de retrouver ce sonnet. 14 vers, 2 quatrains, 2 tercets, en alexandrins, ça ne fait pas une chanson. J'ai donc récupéré le poème, travaillé les refrains en reprenant les tercets. Ca donne un refrain assez inhabituel, mais parfait pour le morceau. Les 2 quatrains du sonnet constituent le premier couplet. J'ai donc écrit les autres couplets en conservant une structure en rimes embrassées. Le tout en parlant du jeu d'échecs sous toutes ses coutures (pions, ouvertures, stratégies). La musique, comme d'hab', mon AKAI en embuscade. Un sample (qu'on entend distinctement dans les breaks, l'intro et l'outro), puis plein de tags appropriés. J'ai enlevé, à ce propos, tous les tags. Ca rendait la lecture trop erratique. La voix, c'est la mienne (non travaillée), à part bien sûr sur les montées en puissance, où j'ai dû la clarifier et travailler sur l'égalisation. SUNO a également (soyons honnêtes jusqu'au bout) bien joué son rôle en me permettant de sortir de ma tessiture de baryton :-). Voilà pour les explications. [Verse 1] Rien ne sert de courir, nous dit le vieil adage. Au grand fou qui fait front, fonçant tête baissée Qui n’avance ses pions, que la garde abaissée La défaite, jamais, ne sert d’apprentissage Gare à celui qui tient, défendu par ses tours Le grand roque pour tout espoir de diversion -, Qui accepte, à regret, la moindre abdication. Il servira de met pour d’habiles vautours [Chorus] Serait-ce cavalier de tenir pour bêtise La victoire sans gloire, où, prise par surprise La défense se meurt, avec grand désarroi [Verse 2] Rien ne sert de courir, le fou prend les devant Les pions servent de plat aux vautours affamés La victoire ne peut, pourtant, être clamée La défaite n’est pas, course contre le vent Gare, noble joueur, néophyte ou expert Petit roque freiné qui se brise le cou Ça vient de toute part, et puis, coup après coup La victoire se meut, aussi bien que l’on perd [Chorus] La victoire ou la mort, ironie incertaine Vais-je bouger mes tours, ou sacrifier ma reine Suis-je trop cavalier, ais-je fait les bons choix ? [Verse 3] Rien ne sert de courir, le roi est à l’affût Car-Kann m’est témoin, si je m’en sors indemne Foncer tête baissée, ça n’en vaut pas la peine Rien ne sert de courir, en mouvements profus Gare à celui qui croit au blitz inarrêtable A la Sicile en proie, à tuer l’ennemi A trop penser cela, on se perd, à demi Il ne restera rien. Des regrets sur la table [Chorus] Si l’ironie est reine, alors, gagner, qu’importe, Pourquoi, me direz-vous, chaque fois, je l’emporte ? C’est qu’à ce jeu de dupe, au fond je suis le roi [Outro]