[Intro] Y’a des silences qu’on entend qu’après l’orage… Un vide qui brise malgré les hommages. Certains s’éteignent… moi j’fais que briller autrement. Dis rien… écoute maintenant. … C’est carré… c’est carré la ligue. [Couplet 1] J’ai laissé mon ombre au mic', mes larmes dans la rime, Chaque phase, chaque adlib, c’est un morceau d’mon spleen. J’ai survécu aux nuits où le cœur crie mais l’corps suit J’ai grimpé sans harnais, j’ai prié sous la pluie. Y’avait rien d’écrit, mais j’ai tout tatoué dans l’son, Des cicatrices musicales sur des instrus à poison. Trop d’frères enterrés, on retient que des dates, J’rappe la rue, chaque phase j’lache des « fact » J’ai pas fait qu’raconter, j’ai transmis, j’ai porté, Lourd est l’héritage, mais c’est l’seul que j’peux léguer. On vit deux fois : ici-bas et dans les sons qu’on laisse, J’suis dans les têtes, même quand y’a plus d’adresse. (c’est carré) [Refrain] J’suis pas parti, j’suis juste ailleurs, Entre vos sons et vos douleurs. Si t’écoutes bien, j’suis dans l’enceinte, J’suis là, discret, comme une empreinte. De là-haut, j’vous vois lever le poing, Continuez l’combat, j’reste pas loin. Faites tourner mon blaze, oubliez pas l’essentiel : J’ai pas que vendu des « scuds », j’ai gratté du réel. [Couplet 2] J’ai vu l’succès rendre sourd, vu des proches changer d’visage, Mais j’ai gardé la foi, j’ai gravé mes orages. J’venais du bitume, j’ai chanté les failles, Entre deals et drames, j’ai construit des murailles. Les flashs m’ont aveuglé, l’amour m’a effleuré, Mais j’ai toujours su qu’c’était l’son qui m’libérerait. J’ai payé l’prix fort, j’ai pleuré sans bruit, Mais jamais j’ai flanché, même face à la nuit. J’crois qu’on vit deux fois : une fois sur Terre, Et une autre dans la mémoire de ceux qu’on libère. (c’est carré) [Refrain] J’suis pas parti, j’suis juste ailleurs, Entre vos sons et vos douleurs. Si t’écoutes bien, j’suis dans l’enceinte, J’suis là, discret, comme une empreinte. De là-haut, j’vous vois lever le poing, Continuez l’combat, j’reste pas loin. Faites tourner mon blaze, oubliez pas l’essentiel : J’ai pas que vendu des « scuds », j’ai gratté du réel - rrr. [Pont — chanté, autotuné] Si j’reviens, j’reprends les mêmes galères, (les mêmes) Mêmes traumas, mêmes codes, mêmes prières (les mêmes frère) Ma voix flotte entre nos blocs sales, C’est moi l’écho que t’entends entre deux rafales. [Couplet 3] Y’a pas d’trophée dans la tombe, que des souvenirs, Des refrains comme des bombes, pour ceux qui veulent s’enfuir. J’ai pas couru après l’or, j’ai couru après l’temps, Et parfois j’me dis qu’j’étais vivant qu’en rappant. La scène c’était l’arène, l’studio ma cellule, Mais j’cassais les murs à coups d’punchs et de capsules. J’vous laisse mes histoires, prenez c’qu’il y a d’beau, Faites pleurer la prod’, faites briller mon drapeau. J’ai tout donné, maintenant c’est à vous, Les mômes du quartier, les vrais, les fous. [Refrain] J’suis pas parti, j’suis juste ailleurs, Entre vos sons et vos douleurs. Si t’écoutes bien, j’suis dans l’enceinte, J’suis là, discret, comme une empreinte. De là-haut, j’vous vois lever le poing, Continuez l’combat, j’reste pas loin. Faites tourner mon blaze, oubliez pas l’essentiel : J’ai pas que vendu des « scuds », j’ai gratté du réel [Outro] Dix-Sept, zéro cinq, deux-mille vingt-cinq « Rest in peace » Synthèse music…. C’est carré la ligue…