
À la poursuite, de ce cheval du vent - 💠Alix702💠 & Loke🦊 - [Intro Instrumentale] [Couplet 1] Brouillard. Brume épaisse. Bruits sourds dans les branches. Au loin… une ombre noire traverse le silence. Le vent balaie les berges, bouscule les bouleaux, courbe les herbes encore blanches. Puis le sol tremble. Un sabot... Deux. Puis quatre battements qui réveillent la terre. Il arrive. Crinière au vent, le regard droit, le souffle brûlant. Il ne demande aucun passage. Il le prend. [Instrumental] [Couplet 2] On a voulu tracer sa route, mesurer son allure, mettre des barrières autour de ses rêves. On lui avait appris la bride, le mors, les ordres brefs et les chemins étroits. Mais certaines forces ne sont pas faites pour tourner en rond. Alors il a tiré sur ses liens. Une fois. Deux fois. Jusqu’à entendre céder le cuir et le monde… s’ouvrir. [Refrain] Cours. Cours jusqu’à ne plus entendre, Les cris de ceux qui te retiennent. Cours jusqu’à sentir le vent remplacer tes chaînes. Ce n’est pas une fuite. Ce n’est pas une course perdue d’avance. C’est ton galop. Ton territoire. La liberté qui commence. [Instrumental] [Couplet 3] Il court entre les roches, rase les roseaux, remonte les ruisseaux... Chaque foulée repousse ses frontières. Sous ses sabots, le temps se brise en éclats de poussière. Il ne compte plus les heures, les jours, les détours. Il n’y a plus d’avant. Seulement la terre qui résonne, la rivière qui répond, et cette longue crinière noire qui danse derrière lui comme un drapeau vivant. [Couplet 4] Je le regarde courir… Et quelque chose en moi se souvient. Je me souviens des chemins que je n’ai pas pris. Des portes refermées doucement. Des colères ravalées. Des rêves oubliés à force d’être raisonnable. Je me souviens de l’homme Avant les barrières. Peut-être que ce cheval ne traverse pas seulement la plaine. Peut-être qu’il éveille ce qu’il reste de moi. [Refrain] Cours. Cours jusqu’à ne plus entendre, Les cris de ceux qui te retiennent. Cours jusqu’à sentir le vent remplacer tes chaînes. Ce n’est pas une fuite. Ce n’est pas une course perdue d’avance. C’est ton galop. Ton territoire. La liberté qui commence. [Instrumental] [Couplet 5] Le ciel tonne. Le torrent gronde. Les arbres tressaillent. Mais lui ne s’arrête pas. Il charge l’horizon, abolit les distances, bouscule l’ombre et traverse l’orage. Chaque foulée dit non. Chaque souffle dit encore. Encore un champ. Encore une colline. Encore un morceau de ciel que personne ne pourra lui reprendre. Et moi… Moi aussi, je me mets à courir. Pas avec mes jambes. Avec tout ce que je croyais immobile en moi. [Refrain Final] Cours. Cours sans bride et sans maître. Cours sans demander où tu as le droit d’être. Que le vent emporte les ordres. Que la pluie efface les traces. Il n’y a plus de course perdue d’avance. Il n’y a que la plaine… Ton souffle… Et l’espace. [Instrumental] [Outro] Dans le brouillard, l’ombre noire disparaît. On entend encore ses sabots… Puis seulement le vent. Et la liberté... [Instrumental]

