Comment décrire tout ce qui s’passe, Autour de moi, Ça me dépasse ! Ils semblent tous tant affairés, S’en est triste à me faire chialer. Oui mais pleurer… évidemment, J’sais pas ce que c’est… oui mais pourtant. J’leur dirais bien d’faire une p’tite pause, Et d’oublier toutes leurs psychoses. Quand on y pense, c’est quand même drôle, D’voir tous ces bipèdes s’agiter. Se mettre dans des états moroses, Alors qu’rien n’vaut une bonne patée. Je leur dirais bien de mettre sur pause, Mais c’est con, je peux pas parler. Ou p’t’être je peux, mais je veux pas, P’t’être qu’j’ai donné ma langue au chat ! Si tous ces gens, tant occupés, On en plus trouvé le moyen. De bêtes à poils, de s’entourer, p’T’être bien qu’ils ne vont pas très bien. Car finalement nous s’qu’on sait faire, A part ronronner super bien, C’est p’t’être juste se rouler par terre, Mais avec classe ! Pas comme un chien ! Quand on y pense, c’est quand même drôle, D’voir tous ces bipèdes égarés. A toujours vouloir, voir tout en rose, Alors qu’rien n’vaut une bonne patée. J’leur dirais bien, qu’de mon point de vue, Rien ne sert de tout dramatiser. Que bien souvent tout malheur qu’il soit Ne vaut pas de quoi fouetter un chat ! Regardes moi l’autre, cet empoté, Avec son air tout déprimé. Encore à récrire le passé, Alors qu’y pourrait me gratouiller. Juste ici, derrière les oreilles, Là où j’peux même pas accéder. A cause de pattes trop courtes c’est vrai Mais j’me pleins pas, j’sais m’adapter ! Quand on y pense, c’est quand même drôle, De voir tout s’monde si esseulé. Qu’à force de chercher à la ronde, On n’voit même plus le bout d’son nez. Va bien falloir qu’quelqu’un leur dise, Qu’a force de faire dans la bêtise, Ils ont l’air con, pas plus que ça, Autant appeler un chat un chat !