
Tous droits réservés. Lyrics :Copyright @CyanUr 2026 Née de métamorphoses successives et de la rencontre avec Eisher, un poème transformé en chanson, quand la musique elle même se métamorphose et nous transforme… ____________________________________________ Mes cellules veillaient sous l’ambre des genèses, Le temps distillait lentement ses acides ; Je portais dans ma chair des espèces anciennes Dont les noms exuviés sombraient dans mes veines. Chaque heure ensevelie enfantait un visage, Royaume embryonnaire aux frontières d’oubli ; Mes souvenirs mués en calcaires liturgiques Sédimentaient en moi leurs cathédrales fossiles. Je meurs à chaque instant dans mes métamorphoses, Mille êtres abolis respirent sous ma peau ; Le temps grave mes os d’arabesques grandioses Et fait de mes ruines un organisme nouveau. J’avance au cœur d’un rite où tout devient contraire, Où l’enfant d’aujourd’hui porte un vieillard futur ; Nul visage ne dure au suaire des heures, Nous sommes des exils cherchant leur forme obscure. Mes organes apprenaient de secrètes litanies, Les synapses ouvraient leurs corridors mouvants ; Une invisible main réécrivait ma matière Dans l’athanor muet de mes vieillissements. Je regardais tomber mes anciennes silhouettes Comme tombent les rois dans les fresques d’hiver ; Ma mémoire sécrétait des poussières d’empires Que mes nuits dispersaient dans leurs marées de cendre. Je meurs à chaque instant dans mes métamorphoses, Mille êtres abolis respirent sous ma peau ; Le temps grave mes os d’arabesques grandioses Et fait de mes ruines un organisme nouveau. J’avance au cœur d’un rite où tout devient contraire, Où l’enfant d’aujourd’hui porte un vieillard futur ; Nul visage ne dure au suaire des heures, Nous sommes des exils cherchant leur forme obscure. Je devins ce corridor où mutent les ténèbres, Un vitrail traversé de naissances sans fin ; Les saisons de mon sang déplaçaient leurs cathèdres Sous le grand mouvement des firmaments humains. Alors j’ai vu le corps comme une basilique Où des dieux transitoires échangeaient leurs visages ; Et l’âme, lentement dissoute dans le temps, Devenir l’exuvie d’un autre commencement. Je meurs à chaque instant dans mes métamorphoses, Mille êtres abolis respirent sous ma peau ; Le temps grave mes os d’arabesques grandioses Et fait de mes ruines un organisme nouveau. Je marche désormais dans mes propres vestiges, Cathédrale mouvante aux piliers de mémoire ; Car vivre n’est peut-être, au terme des genèses, Qu’apprendre à disparaître en devenant plus vaste.

