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𝗧 | 06 ‱ Ciel BrĂ»lĂ©

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 du spĂ©cimen. 
 Confirmé  J’ouvre les yeux sous un soleil de feu Le sable s’abreuve de chaque goutte de sueur L’üle n’est plus qu’un souvenir douloureux Hors du temps, Ă©crasĂ© par la chaleur. Nos lames ont brisĂ© nos chaĂźnes d’acier Nous avons dĂ©fiĂ© leur systĂšme et leur loi Mais dans cet Ă©clair qui nous a dispersĂ©s Je me retrouve seul ici
 pourquoi ?
 J’appelle vos noms
 Le dĂ©sert rĂ©pond. Seulement un Ă©cho, nourrissant l’illusion
 Je vous entends
 Dans mon esprit, rĂ©sonnent vos voix Je vous appelle
 MĂȘme si vous, ne m’entendrez pas Je vous retrouverai
 Que le ciel brĂ»le, ou tombe en Ă©clats Je poursuivrai
 Qu’importe le temps, que ça prendra Sous ce ciel brĂ»lé  Nos serments vivent encore en moi Sur cette terre Ă©corchĂ©e
 Je vous cherche
 et n’abandonnerai pas. Les dunes cachent des regards immenses Des ombres glissent au sommet des pierres Des cris sculptent les prĂ©mices d’une sentence Des insectes gĂ©ants patientent dans la poussiĂšre Pourtant ce n’est pas la mort qui me guette Quelque chose semble suivre chacun de mes pas Depuis mon rĂ©veil je sens une prĂ©sence muette Mais quand je me retourne
 il n’y a que moi. Entre les dunes, une forme disparaĂźt Ou bien est-ce le dĂ©sert qui se joue de moi À chaque silence, ce sentiment renaĂźt Comme si quelqu’un marchait dans mes pas Je retiens mon souffle derriĂšre un rocher Mon cƓur cogne contre mes os meurtris Mais cette roche commence Ă  trembler Ses yeux s’ouvrent
 elle est en vie. Danger
 Retraite rapide recommandĂ©e
 Le sable Ă©clate sous mes bottes, pas l’temps d’regarder derriĂšre Ça gronde, ça frappe, la montagne voulait m’faire taire Les mantes dĂ©coupent l’air, leurs lames sifflent dans mon dos Chaque instant m’enterre, le temps devient un fardeau. Pas d’eau, pas d’ombre, pas d’rĂ©pit, pas d’pause Le dĂ©sert veut mon squelette, mon instinct s’interpose J’zigzague entre les rochers qui respirent en silence MĂȘme la pierre me trahit, mĂȘme elle n’est que violence J’cours jusqu’à brĂ»ler mes poumons, mon cƓur cogne en tambour J’refuse d’crever aujourd’hui, j’vous retrouverai un jour L’obĂ©lisque au loin grandit comme une promesse tenue J’avance sans rĂ©pit
 le regard rĂ©solu. Je vous entends
 Dans mon esprit, rĂ©sonnent vos voix Je vous appelle
 MĂȘme si vous, ne m’entendrez pas Je vous retrouverai
 Que le ciel brĂ»le, ou tombe en Ă©clats Je poursuivrai
 Qu’importe le temps, que ça prendra Sous ce ciel brĂ»lé  Nos serments vivent encore en moi Sur cette terre Ă©corchĂ©e
 Je vous cherche
 et n’abandonnerai pas. Je vous revois lever les armes Sous le dĂŽme oĂč grondait la guerre Nos serments brĂ»laient comme des flammes Plus forts que les veines de la Terre Dites-moi
 Avez-vous ouvert les yeux ailleurs ? Ou suis-je le dernier tĂ©moin
 Le dernier survivant
 A.xi
? Je n’entends rien
 MĂȘme le vent ne me parle plus Je ne vois rien 
 MĂȘme l’espoir semble avoir disparu Je vous retrouverai
 Que le ciel brĂ»le ou tombe en Ă©clats Je vous chercherai
 Qu’importe le temps que ça prendra Sous ce ciel brĂ»lé  Nos serments tiendront Ă  jamais! Sur cette terre Ă©corchĂ©e
 Je vous retrouverai !!! Le sable efface mes traces et l’empreinte de l’ombre qui me suit
 Je me remets en chasse Tout cela est loin d’ĂȘtre fini