
C’est un ami épidermique Que je visite épisodique Lorsque la vie se fait critique. Il surfe sur l’existence Affranchi des bien pensances Détient du cœur l’élégance. Nul n’a besoin de logiciels De codes d’accès confidentiels Pour accéder à vos courriels. Détectons tout ces mots Mis derrière des barreaux Ils sont, des yeux, du cœur D’indicibles marqueurs. Il réchauffe ma peau, mes doutes Absorbe mes douloureuses joutes Remet mes silences en écoute. A son contact s’ouvre les vannes D’une âme agitée qui se tanne Trop de vieux démons s’y pavanent. Il apporte un juste souffle Remet à leur place ces maroufles Leur insubordonné baroufle. Expulsons tout ces mots Ces mots causeurs de maux Ils peignent notre cœur Des couleurs de la peur. A un vieux piano fait chanter Les créatures de Prométhée Joue leurs tortures délestées. De ses mains s’étend la souffrance Ce doute qui engendre l’errance De l’artiste même la substance. Il le sait aussi un hommage Rendu à l’espoir, un voyage Lautréamont dans ses bagages. Retrouvons tout ces mots Ces airs qui font écho Ils savent avec brio Booster nos vibratos. Sur l’ombre de nos confusions Dirige sans ostentation Le projo des plus beaux fleurons. Jupiter, une fuite, un nuage Une étreinte, un Dieu, un visage La belle Io, soupirs, extases. Par ces fictions vous interpelle Confronte l’abstrait, le réel Pour un jugement plus informel. Sur ces images ploie Un esprit qui déchoit Cet ami là tu vois A l’panache d’un roi. A chacune de mes escales Une jouissance en rien égale Cette illusion d’avoir du sens. Redonne au désir ses couleurs Rend à un corps toutes ses ardeurs Dans un esprit libérateur. Ce n’est que sous ces latitudes Qu’amour rime avec plénitude Rompte avec les certitudes. Si pour signer son nom J’écrivais « Le surhomme », Je lui rendrais hommage Il en a le langage.


