
Deux versions de ton histoire, Pis pas une crisse qui tient debout. Hypocrite à chaque maudite page, Tes beaux mensonges sentent le trou. J’ai fermé les yeux sur les signes, J’ai fait semblant de rien savoir. Mais plus je te donne, plus t’en veux, Comme si j’étais ton ostie d’abreuvoir. T’es-tu en train de perdre la tête? Dis-moi qu’c’est pas ça qu’tu crois. Tu me vides de mon sang sans arrêt, Pis t’en as jamais assez de moi. Tu t’agrippes à ma peau comme une sangsue, Tu suces jusqu’à c’qu’y reste pu rien. Tout c’qui vivait en toi abandonne, Pis l’enfer te tend déjà la main. Ton destin est gravé dans ta chair : Esclave de la soif de sang. La marque de la bête est un fardeau, Un esti de secret sous ta peau. Tu la caches quand le soleil veille, Mais à minuit, elle te réveille. Quand les douze coups fendent le noir, J’vois la panique au fond de tes yeux. Le venin te coule de la gueule, Pis ton âme descend tranquillement aux feux. Tu saignes encore? Ou c’est juste ton cœur qui pourrit? Noyé dans ta propre apathie, T’attends même pu qu’on te sorte d’icitte. T’es-tu en train de perdre la tête? Dis-moi qu’c’est pas ça qu’tu crois. Tu me vides de mon sang sans arrêt, Comme si ma mort te gardait en vie, tabarnak. Tu t’agrippes à ma peau comme une sangsue, Tes crocs plantés jusqu’au fond. Tout en toi crisse le camp, Pendant qu’la bête prend ton nom. Ton destin est gravé dans ta chair : Esclave de la soif de sang. T’es encore en train d’t’arracher la peau? Comme si tu pouvais sortir le démon? Gratte jusqu’à l’os si ça te tente, Y’est déjà rendu trop profond. Arrache. Déchire. Saigne. Câlice, regarde-toi. Y’a pu personne derrière tes yeux. Juste une faim qui connaît pas d’fin, Une maudite bête qui prie pour rien Pis qui prend le sang pour du vin. T’ES-TU EN TRAIN DE PERDRE LA TÊTE? Dis-moi qu’c’est pas ça qu’tu crois! Tu me vides de mon sang sans fin, Tu prends ma vie entre tes mains. Accroché à ma peau comme une sangsue, Tu bois jusqu’à c’que la lumière me tue. Tout en toi abandonne. Toute ta lumière s’éteint lentement. Ton âme appartient à la nuit. Ton destin éternel : ESCLAVE. ESCLAVE. ESCLAVE DE LA SOIF DE SANG. Pis quand y restera pu une goutte à boire, Quand ton beau monde sera devenu noir, Tu vas comprendre, trop tard, évidemment : T’avais pas soif de sang. T’avais soif de voir mourir tout c’que t’aimais en dedans.

