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05 Les Drakkars d'Obéron (partie 2, version alternative)

V4.5-ALL

[Instrumental intro] (Ho hoo ooo!) (Hissez haut!) (...) [Verse 1] Oyez, oyez, nobles seigneurs, Marins hardis, grands voyageurs ; Au large de l'Ecluse, que nul n'oublie, Une bataille qui marqua les esprits. La France prépara sa flotte royale, L'Anglais couvrit la mer de voiles; Mais ce ne sont point ces combats Que les trouvères chantent ici-bas. [Chorus] (Ho hoo ooo!) (Hisse et Oh!) (...) Hardi ! Hardi ! Que gronde la mer ! Frappe l'étrave, brise le fer ! Hardi ! Hardi ! Chantez plus fort ! Obéron gagne... Arthur est mort ! [Verse 2] Arthur lança trois noires nefs, Hautes de bord, fières de chef. Obéron railla ce petit roi Et deux longs drakkars envoya. Sur l'un montèrent sire Robert-Pierre, Sa fille Savina, la magistère, Angus au cœur de grand chien noir, Et Baldwinus, chevalier gaillard. Sur l'autre alors Sélène veillait, Pipolo chaque ordre criait ; Adelin tenait le gouvernail, Et Siron riait du vent qui caille. [Chorus] (Ho hoo ooo!) (Hisse et Oh!) (...) Hardi ! Hardi ! Que gronde la mer ! Frappe l'étrave, brise le fer ! Hardi ! Hardi ! Chantez plus fort ! Obéron gagne... Arthur est mort ! [Verse 3] De mémoire de marin, on n'avait jamais vu, De combat si brillant et ardu. Ce n'était plus bataille d'hommes, Mais guerre de fées des vieux royaumes. Les drakkars bondissaient des flots, Comme des loups, comme des chevaux ; Pour éperonner leurs ennemis, Et ne leur laisser aucun répit. Les nefs d'Arthur viraient soudain, Scellant inconsciemment leur destin. La mer grondait de leurs élans, Comme le tonnerre sur l'océan. [Chorus] (Ho hoo ooo!) (Hisse et Oh!) (...) Hardi ! Hardi ! Que gronde la mer ! Frappe l'étrave, brise le fer ! Hardi ! Hardi ! Chantez plus fort ! Obéron gagne... Arthur est mort ! [Verse 4] Sur les ponts des navires, aucun archer, Et pourtant s'enchaînaient les volées. Les navires leurs arcs bandaient, Lançaient eux-mêmes mille traits. Quand des cieux les flèches pleuvaient, Les coques leurs grands écus levaient ; Le bois vivant, d'un seul mouvement, Repoussait les assauts les plus violents. Chaque proue semblait un géant, Chaque rame un bras combattant ; Jamais marin n'avait connu Pareille joute sous les nues. [Chorus] (Ho hoo ooo!) (Hisse et Oh!) (...) Hardi ! Hardi ! Que gronde la mer ! Frappe l'étrave, brise le fer ! Hardi ! Hardi ! Chantez plus fort ! Obéron gagne... Arthur est mort ! [Verse 5] Robert-Pierre cria : « Droit sur leur flanc ! » Savina lut le vent changeant. Angus guida d'un sûr regard Le bond terrible du drakkar. Baldwinus, spécialiste des combats, Ajusta le mouvement et cibla, Et l'étrave fendit le bois Comme la faux tranche les pois. Sur l'autre bord, sans hésiter, Sélène vint les épauler. Pipolo commandait le drakkar, Adelin tint ferme la barre, Siron poussa le vent lui-même : Les trois nefs tremblèrent de même. [Chorus] (Ho hoo ooo!) (Hisse et Oh!) (...) Hardi ! Hardi ! Que gronde la mer ! Frappe l'étrave, brise le fer ! Hardi ! Hardi ! Chantez plus fort ! Obéron gagne... Arthur est mort ! [Verse 6] L'une sombra dans les remous, La seconde suivit dessous ; La troisième voulut s'enfuir, Mais les drakkars surent la saisir. Son étendard fut arraché, Devant les deux osts déployé. Et chacun sut, ce jour-là, Quel était le plus grand roi. [Outro] Depuis ce jour, dans les foyers, Les vieux marins aiment chanter : « Si tu vois deux proues dans le noir, C'est Obéron et ses drakkars. » [Final Chorus] (Ho hoo ooo!) (Hisse et Oh!) (...) Hardi ! Hardi ! Que gronde la mer ! Frappe l'étrave, brise le fer ! Hardi ! Hardi ! Chantez plus fort ! Les drakkars ont regagné le port ! (Ho hoo ooo!) (Hisse et Oh!) (...)