
On nous appelle fortes Parce qu’on nous a vues debout. Mais personne ne demande Combien de fois On s’est relevées Avec les genoux en sang Et le sourire de travers. On nous appelle guerrières... Moi, j’ai mieux. FUCKING BADASSES. BAD-ASS ! BAD-ASS ! Oh-oh-oh ! Elle a la louve dans le ventre, La lionne quelque part dans la voix, Quelques vieux orages dans les jambes Et des fleurs qui poussent malgré ça. Elle connaît l’odeur des tempêtes, Les promesses qui meurent au matin, Les endroits où l’on perd la tête, Et ceux où l’on se reprend la main. Elle a appris quand sortir les griffes, Quand dire « non », quand foutre le camp, Mais elle n’a jamais laissé la vie Lui apprendre à aimer moins grand. Tu pensais qu’être forte C’était ne plus pleurer ? Baby... Être forte, C’est pouvoir pleurer... Sans retourner là où l’on t’a brisée. WE ARE THE FUCKING BADASSES ! Celles qui tombent Et qui se ramassent ! FUCKING BADASSES ! Des fleurs sauvages Sous la cuirasse ! On sait rugir ! On sait partir ! Mais notre plus grande victoire... C’EST D’AVOIR TRAVERSÉ L’ENFER SANS LUI DONNER NOTRE CŒUR ! Hey! FUCKING BADASSES ! Sauvages... MAIS JAMAIS DEVENUES DURES ! Des griffes ! Mais du cœur ! Des cicatrices ! Mais des fleurs ! Du caractère ! Et de l’amour ! Baby... On n’a pas survécu à tout ça Pour devenir chiantes vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Enfin... Pas uniquement. 😏 BAD-ASS! BAD-ASS! Elle ne sauve plus toute la planète En oubliant de rentrer chez elle. Elle a rendu sa cape de Superwoman, Elle lui serrait sous les aisselles. Elle peut t’aimer comme une furie, Mais elle ne portera plus ta vie. Si tu tombes, elle tendra la main. Mais marcher ? Ça, mon grand, c’est ton chemin. Elle ne confond plus sacrifice Et cette drôle de chose qu’on appelle aimer. Elle peut donner sans disparaître, Être là sans se sacrifier. Et quand son passé lui murmure : « Attention... Ça ressemble à l’ancien danger... » Elle ferme les yeux. Respire. Et demande : Est-ce mon instinct qui parle... Ou une vieille blessure Qui croit encore devoir me protéger ? Parce qu’une badass Ne croit pas toutes ses peurs. Elle apprend aussi... À écouter son cœur. WE ARE THE FUCKING BADASSES ! Celles qu’on n’a pas réussi À rendre de glace ! FUCKING BADASSES ! Du rouge à lèvres Sur les cicatrices ! On sait rugir ! On sait choisir ! Et après toutes ces nuits... ON EST ENCORE CAPABLES D’AIMER COMME DES FOLLES ! Oh-oh-oh ! FUCKING BADASSES ! Sauvages... MAIS JAMAIS DEVENUES DURES ! Et puis un jour... Tu comprends quelque chose. Tu n’as plus besoin D’être la guerrière. Tu peux déposer l’épée. Enlever l’armure. Arrêter de chercher Le prochain combat. Parce que la paix N’est pas devenue dangereuse Simplement parce que tu ne la connaissais pas. Tu peux être tendre Sans être naïve. Vulnérable Sans être faible. Amoureuse Sans t’abandonner. Et libre... Sans être seule. Tes griffes sont toujours là. Tu n’habites simplement plus dedans. Alors viens... Avec ton cœur cabossé. Tes erreurs. Tes départs. Tes retours. Tes « plus jamais ». Tes « finalement peut-être ». Tes cicatrices Que tu cachais autrefois. Regarde-les. Ce ne sont pas Des preuves que tu es cassée. Ce sont les frontières Des territoires que tu as traversés. WE ARE THE FUCKING BADASSES ! Celles qui dansent Après les impasses ! FUCKING BADASSES ! Des putains de fleurs Qui poussent dans les crevasses ! On sait aimer ! SANS SE QUITTER ! On sait donner ! SANS S’OUBLIER ! On sait rester ! SANS S’ENFERMER ! Et quand il faut partir... ON SAIT AUSSI FERMER LA PORTE ! HEY! Notre victoire N’est pas d’avoir appris À montrer les crocs. Notre victoire... C’est qu’après les trahisons, Les abandons, Les désillusions, Les nuits où l’on pensait Ne plus jamais croire en rien... La vie n’a pas réussi À nous prendre ça. Notre douceur. Alors oui... Louve. Lionne. Rêveuse. Amoureuse. Femme. Et parfois... Sacrée chieuse. Mais surtout... VIVANTE. FUCKING BADASSES ! Des griffes ! ET DU CŒUR ! FUCKING BADASSES ! Des cicatrices ! ET DES FLEURS ! FUCKING BADASSES ! On a traversé la nuit ! Des cicatrices ! ET DES FLEURS ! FUCKING BADASSES ! On a traversé la nuit ! ET REGARDE-NOUS ENCORE AIMER LA VIE ! Oh-oh-oh-oh! SAUVAGES ! LIBRES ! TENDRES ! INDOMPTABLES ! WE ARE THE FUCKING BADASSES ! Et notre âme ? Elle est toujours là. Après tout ce qu’on a porté, Tout ce qu’on a voulu réparer, Les autres avant nous, Leurs blessures sur nos épaules... On a compris : Aimer profondément Ne veut plus dire Se perdre profondément. Je peux être folle de toi, Te choisir, Te désirer, Construire avec toi... Et pourtant, mon amour, Si un jour Nos chemins doivent se séparer, Je pourrai ouvrir ma main... Et te laisser partir. Pas parce que je t’aime moins. Parce que désormais, JE NE ME QUITTE PLUS POUR RETENIR QUELQU’UN. J’ai ma paix. Ma vie. Mes rêves. Ma stabilité. Je ne reste plus Parce que j’ai peur d’être seule. Je reste Parce que notre amour Mérite que je reste. ET LE RESPECT ? NON NÉGOCIABLE ! ET S’IL LE BRISE ? JE PARS ! SANS DRAME ! SANS SUPPLIER ! SANS COURIR ! SANS ME TRAHIR ! Et certains diront : « T’es trop forte. » « Trop indépendante. » « Trop exigeante. » « Trop consciente. » TROP ! TROP ! TOUJOURS TROP ! Mais parfois ce « trop » Ne raconte rien de moi. Il raconte ce que ma présence Réveille chez toi. La peur De ne pas être à la hauteur. Le besoin de contrôler. L’ego qui tremble Quand il ne peut plus dominer. Parce qu’une femme entière Ne demande pas Qu’on ait peur de sa puissance. Elle demande simplement Qu’on puisse se tenir Debout à côté d’elle. Et ça pique... Quand toute une vie Tu as confondu Être nécessaire Avec être aimé, Contrôler Avec protéger, Être obéi Avec être fort. Puis arrive une femme Qui n’a pas besoin Que tu la sauves... Et soudain, Tu dois rencontrer L’homme que tu es Quand personne N’a besoin de toi Pour tenir debout. Alors non... Tous les hommes Ne fuient pas les femmes fortes. Les hommes solides N’ont rien à craindre D’une femme entière. Mais certains Ne fuient peut-être pas Sa puissance... ILS FUIENT QUOI ? CE QU’ELLE LEUR RÉVÈLE ! QUOI ? CE QU’ILS N’ONT PAS ENCORE RÉGLÉ ! Parce qu’une femme entière Peut devenir un miroir. Et dans ce miroir... Tu peux détourner les yeux. Tu peux l’appeler « trop ». Tu peux essayer De diminuer sa lumière. Ou... Tu peux grandir. Et celui qui saura m’aimer N’aura pas besoin De me rendre plus petite Pour se sentir plus grand. Il prendra ma main. Pas mes ailes. Il aimera ma liberté Sans y voir une menace. Et moi... Je pourrai l’aimer De toute mon âme Sans jamais Lui donner les clés De ma propre existence. FUCKING BADASSES ! ON A TROP PORTÉ ! ALORS ON A POSÉ ! ON A TROP SUPPLIÉ ! ALORS ON S’EST CHOISIES ! ON A TROP PARDONNÉ CE QUI NOUS DÉTRUISAIT ! MAINTENANT ON SAIT ! AIMER ! SANS SE PERDRE ! S’ATTACHER ! SANS S’ENFERMER ! RESTER ! QUAND C’EST BEAU ! PARTIR ! QUAND LE RESPECT S’EN VA ! SAUVAGES ! LIBRES ! TENDRES ! ENTIÈRES ! INDOMPTABLES ! WE ARE THE FUCKING BADASSES ! Et peut-être Que notre plus grande force... Ce n’est même plus De savoir partir. C’est de ne plus avoir besoin De menacer de partir Pour être respectées. On aime. On donne. On construit. On rit. On s’attache profondément. Mais si l’amour Nous demande un jour De sacrifier notre dignité Pour conserver quelqu’un...

