
Pour ceux qu’on voit pas
Ils sont pas sur les plateaux, Pas sur les couvertures. Mais leur silence pèse plus que vos discours en armure. Ils font pour les autres. Ils se démènent dans l'ombre. Et parfois, ils tombent seuls, oubliés. Y’a ceux qui rêvent d’un trône, Et ceux qui tendent la main, Y’a ceux qui pensent au monde, Et ceux qui pensent au gain. Ils soignent, ils parlent, ils creusent, Ils dénoncent ce qu’on cache, Pendant qu’d’autres s’en foutent, Et vendent l’avenir en cash. Les oubliés des flashs, les piliers sans statue, Les gueules cassées de l’empathie, sans vertu reconnue. Ils agissent pendant qu’on commente, Ils offrent pendant qu’on accumule, C’est leurs mains qui tiennent l’espoir debout. Pour ceux qu’on voit pas mais qui tiennent les murs, Ceux qui protègent pendant qu’on pille sans scrupule. Pour les actes discrets, les combats sans drapeau, Dans l'ombre de ce monde, ils sont nos héros. Pour les gueules fatiguées qui tiennent l’combat, Ceux qu’on traite de rien mais qu’on trahira pas. C’est pas les puissants qui tiennent debout l’Histoire, C’est ceux qu’on oublie… et qu’on devrait croire. Y’a l’infirmière en burn-out, l’enseignant qu’a pas lâché, Le type qui code en open-source pour libérer l’humanité. La meuf qui alerte sur la mine en Afrique, Pendant qu’en Bourse on applaudit le bénéfice toxique. Y’a ceux qu’on menace parce qu’ils ont dit la vérité, Et ceux qu’on isole quand ils veulent juste protéger. Y’a les mains sales mais le cœur net, Les fatigues dignes, les nuits sans fête. Et pendant qu’on les traite d’utopistes, de rêveurs, Ils réparent un monde en miettes, à la sueur de leurs peurs. Refrain – (repris avec plus d’intensité, batterie lourde) Pour ceux qu’on voit pas mais qui tiennent les murs, Ceux qui protègent pendant qu’on pille sans scrupule. Pour les actes discrets, les combats sans drapeau, Dans l'ombre de ce monde, ils sont nos héros. Pour les gueules fatiguées qui tiennent l’combat, Ceux qu’on traite de rien mais qu’on trahira pas. C’est pas les puissants qui tiennent debout l’Histoire, C’est ceux qu’on oublie… et qu’on devrait croire. Ils n’ont pas de trophées, pas de chaînes en or, Juste des cernes et des idées plus fortes que la mort. On les cite jamais, on les filme pas, Mais sans eux, crois-moi, y’a plus de combat. Ils plantent des graines dans un béton sans foi, Leur courage s’enseigne pas… mais il sauve parfois. C’est plusse que des héros: C’est des humains… Qui refusent de fuir. À ceux qui tombent pour que d’autres se relèvent, À ceux qui parlent quand le silence pèse. À ceux qui donnent sans jamais tout dire. C’est pas eux qu’on verra… Mais c’est eux qu’on admire.

