
[Intro musicale – instrumentale uniquement] [Piano doux, bruits ambiants] [Couplet 1] Je mets ma veste, je sors sans parler, Même trottoir, mêmes gens, même café. Le ciel est gris, tout le monde s’en plaint, Ici c’est normal, ça comble le quotidien. Je souris au collègue dans l’ascenseur, Mais j’ai les larmes coincées dans le cœur... La machine à café, les mails à trier, Tout se fait mécaniquement, sans penser... [Refrain] C’est comme tous les jours, Je fais semblant d’être heureux. "Je vais bien", comme toujours..., Mais à l’intérieur, c’est creux... [Interlude musicale 1 – piano doux] [Couplet 2] Midi passe, j’ai rien mangé, Pas vraiment faim, j’préfère me cacher. Je regarde le monde derrière une vitre, Comme un reflet flou, une phrase sans titre. Un "ça va ?" par-ci, Un "tiens bon" par-là. Mais personne n’écoute quand tu réponds tout bas. Alors je souris, j’acquiesce, je mens, Je retourne m’asseoir, je perds mon temps. [Refrain] C’est comme tous les jours, "Je vais bien", paraît-il... J’enchaîne les heures sans discours, J’suis juste devenu un bonne imbécile... [Couplet 3] Le soir tombe, la ville s’éteint, Mais dans ma tête, tout s’allume enfin. Les néons de ma chambre me parlent en silence, Éclairent froidement toutes mes absences... Je pense à demain sans vraie envie, Un jour de plus ou juste un de moins… Dans le noir, j’rumine, j’envie Une âme perdue dans un coin... [Interlude musicale 2] [Pont – parlé, voix intérieure] "Et si un jour j’me levais pas ?" "Est-ce que quelqu’un verrait ça ?" Ou j’serai juste "absent" dans un tableau Excel, Un nom, un vide, un silence réel... [Outro – chanté doucement] Je rentre chez moi, une fois les volets baissés, Le monde peut attendre, j’en peux plus de faire semblant Encore une journée sans avoir eu le cran de crié… Mais j’me suis noyé, dans ce monde harcelant. [Fade out]

