
Hé, bon ! Je suis le chansonnier, ménestrel de l’Église de la Sainte Flanelle. Ce soir, nos braves sont retournés aux tentes dressées sur les champs de bataille. Je m’adresse au peuple : aux vilains, ces paysans libres, aux manants portés à la critique, aux serfs liés à la terre. J’ai vu passer nos soldats, nos simples gens d’armes, nos chevaliers, ces soldats d’élite montés à cheval, nos bellatores, combattants du hockey. J’ai vu nos paladins, héros de la chevalerie, et quelques condottieri œuvrant en mercenaires. Les clercs, les oratores, et les nobles ont transporté les blessés. Les chambellans, le chancelier, le burgrave du valeureux hockey nous ont assuré de leur soutien indéfectible. Tous nos braves portent le combat courageux dans l’âme. Nos archers, nos arbalétriers, nos chevaliers sont prêts pour l’affrontement contre les Sénateurs. Les flèches ont retrouvé les sentiers spirituels de leurs carquois. Nous marcherons. Et nous vaincrons. Et dites à la damoiselle, élue de mon cœur, celle qui fait fondre mon âme, que j’ai toujours besoin d’elle et que je m’abreuve à la margelle du puits profond de son cœur de tendresse. Dites-lui que sans elle mon cœur erre à travers la contrée. Go Habs Go. Allez au sommeil avec l’assurance de la dévotion de nos valeureux à la conquête des prairies de la gloire.

