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Why “ARK”?

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V6

Il y a des choses qu’on ne raconte pas tout de suite. Des absences qui s’installent, des silences qui prennent racine, des années qu’on traverse sans que rien ne s’illumine. Et puis un jour, on trouve un endroit qui vaut de l’or où le bruit s’arrête. Le mien avait des dinosaures. — J’ai appris trop tôt que le temps ne rend rien, Qu’il emporte des visages, bouleversant nos quotidiens. J’ai regardé partir ceux que je voulais retenir, Avec des mots dans la gorge que je n’ai pas su dire. J’ai connu les créances, les chiffres et les échéances, Les fins de mois, qui vous poussent vers la déchéance. Des boulots que j’aurais préféré ne jamais découvrir, À jamais compter mes heures pour éviter de dépérir. J’ai franchi des portes où personne ne souriait, Des couloirs de tribunaux pour des erreurs que j’ignorais. Des papiers, des signatures, des menaces dans des enveloppes, Et l’impression que la chance ne s’apercevait qu’au télescope. Elle passait devant ma porte sans jamais ralentir. J’avais beau tendre les mains, il ne restait rien à saisir. —- Alors j’ai appris à sourire quand quelque chose en moi s’effondrait. À me dire « ça va, y’a pire » quand je pensais à tout arrêter. Puis un soir, j’ai ouvert une autre porte. -refrain- Et j’ai trouvé un monde où je pouvais respirer, Un endroit loin du vacarme où personne ne venait me juger. J’ai fermé les yeux sur le réel, juste assez longtemps pour tenir, Et derrière cet écran j’ai retrouvé l’envie de bâtir. Je ne savais pas encore ce que ce monde deviendrait. Je savais seulement que pour quelques heures… Je pouvais me retrouver… —- Une plage, quelques pierres, une cabane au bord de rien. Une torche dans la nuit, et demain entre mes mains. J’ai construit avec presque rien des refuges dérisoires, Mais chaque mur dressé ressemblait à une victoire. Ici, mes erreurs n’avaient pas de jugement. Je pouvais tomber, recommencer, perdre et repartir autrement. La mort n’était plus une fin, seulement un nouveau départ. Je pouvais tout perdre le soir et tout reconstruire au matin. J’ai donné des noms aux créatures, j’ai apprivoisé ma peur, J’ai regardé des couchers de soleil Avec dans les yeux une lueur. Et pendant que le monde réel continuait de faire du bruit, J’avais trouvé dans le virtuel Un petit coin de paradis. Ce n’était pas seulement un jeu. C’était une échappatoire. Une frontière fuyant les enjeux, Un monde à part, un exutoire. —- Alors j’ai trouvé mon sanctuaire ! Quand tout s’effondrait autour de moi, Un monde que personne ne m’enlèverait, Un endroit loin du désarroi. Et si le réel m’avait brisé, J’avais encore quelque chose à bâtir. Entre les ruines et les étoiles, j’ai appris à ne plus seulement survivre. J’avais une bulle, un refuge, un monde à part. Et pour la première fois depuis longtemps, Une petite étincelle d’espoir. —- Mais les années ont passé. Et la roue a cessé de crever. J’ai appris à sourire sans avoir besoin de faire semblant. À ouvrir certaines portes Gardées fermées depuis longtemps. Les blessures n’ont pas disparu. Les absents ne sont pas revenus. Les dettes n’ont pas réécrit l’histoire. Et le passé est gravé dans ma mémoire, Mais j’ai avancé, et malgré tout j’ai compris… ARK ne m’avait pas appris à fuir la vie. Il m’avait offert un refuge où respirer, avant de retourner l’affronter. —- Alors non… Je n’ai plus besoin de me cacher dans cette bulle. Mais je n’oublierai pas à quel point Elle m’a permis de prendre du recule. —- Parce que chaque transmission porte quelque chose de moi. Mes peurs. Mes pertes. Mes colères. Mes victoires… Mêmes éphémères. Mes rencontres. Mes silences. Mes galères. De l’ombre… Et de la lumière. -refrain- J’AI TROUVÉ MON SANCTUAIRE ! QUAND LE MONDE VOULAIT ME VOIR TOMBER ! J’AI TROUVÉ UNE LUMIÈRE DANS LES TÉNÈBRES ! ET QUELQUE CHOSE EN MOI A S’EST ÉVEILLÉ! JE NE FUIS PLUS LA RÉALITÉ ! JE N’AI PLUS BESOIN DE ME CACHER ! J’AI DES ENFANTS À VOIR GRANDIR ! ET UNE FEMME A AIMER ! UN MORCEAU MOI DANS CHAQUE TRANSMISSION ! MES DÉFAITES, MES VICTOIRES, MES CICATRISATIONS ! DES ANNÉES DE SILENCE, DES BOUTS DE QUOTIDIEN ! TOUT CE QUE J’ÉTAIS, TOUT CE QUE JE DEVIENS ! —- J’ai perdu, j’ai plié, j’ai douté, j’ai tenu ! J’ai vu tomber des mondes, Que j’ai rebâti derrière ! J’ai rencontré l’ombre, En elle j’ai trouvé la lumière ! Et si chaque morceau laisse une trace derrière moi… J’en écrirai de nouveaux Tant que mon cœur ne lâchera pas… —- Ce n’était pas seulement une île. Ce n’était pas juste une expérience. C’était ma parenthèse. Un bouclier contre d’hypothétiques démences Si demain tout devait à nouveau s’effondrer… Je saurais où retrouver mes marques… J’espère donc que vous comprendrez… …pourquoi : ARK.