
Y a des gens, tant que tu dis oui T’es quelqu’un de formidable Toujours là, toujours dispos Toujours un peu indispensable Mais le jour où t’as plus le temps Où t’as juste plus l’énergie D’un coup t’es moins intéressant Presque devenu un souci C’est marrant comme les visages Changent vite quand tu refuses Comme si t’avais trahi un pacte Que t’avais jamais signé en plus On t’appelle moins, on t’oublie Ou alors juste quand ça arrange Et dans leurs silences polis Y a des petits jugements étranges Quand je dis non Je deviens quelqu’un d’autre Un peu moins bon Un peu moins dans les nôtres Quand je dis non Y a des portes qui grincent Mais je peux pas être tout le monde Même si ça les coince J’ai pas les épaules pour tout Ni les réponses à leurs manques Je suis pas une bouée de sauvetage Ni un distributeur de banques Et le temps que je donne pas ici Je le donne ailleurs, ou je le garde À ceux qui comptent vraiment Ou à moi… quand je suis en retard On parle de cœur, on parle d’aide On parle d’être là pour les autres Mais y a un moment faut que ça s’arrête Ou tu t’effaces, ou tu te fautes Et ceux qui t’aimaient pour toi Des fois tu les reconnais plus Quand t’arrêtes d’être leur bras Y a plus grand monde au-dessus Quand je dis non Je perds quelques illusions Quelques prénoms Qui changent de direction Quand je dis non Je me retrouve un peu C’est pas glorieux Mais au moins c’est vrai On peut pas aider tout le monde… On peut déjà essayer d’pas se perdre soi Quand je dis non J’apprends à respirer C’est pas un don C’est juste exister Quand je dis non Y a moins de bruit autour Mais ceux qui restent Valent un peu plus lourd Et puis au fond… Ceux qui comprennent Ils t’en voudront jamais

