
[Couplet 1] Je marche dans les rues, les maisons sont tranquilles, les passants vont plus vite, comme pressés de fuir la ville. Un écran qui s’allume, un moteur qui repart, et personne ne voit le ciel qui ne vend rien nulle part. Devant un vieux mur gris, je m’arrête un instant. J’y vois déjà des couleurs, un dessin dans le vent. Et derrière une vitrine si sombre et sans décor, j’imagine une grande table et des gens tout autour. [Refrain] Car il reste encore ce qui nous rend humains : une porte entrouverte, un regard, une main. Quelqu’un qui reste là quand le monde s’enfuit, une place pour l’autre, une chanson sans prix. Oui, il reste encore, même caché parfois. Il suffit peut-être d’un seul pour le revoir ici-bas. [Couplet 2] Sur les places trop grises, je vois des arbres, des bancs, dans les boutiques vides je vois des gens vivants. L’un raconte une histoire, un autre prend sa guitare, un enfant peint sur le mur ce qu’un adulte ne voit plus quelque part. On pourrait partager ce qu’on utilise à peine, demander avant d’acheter, faire circuler les choses humaines. On pourrait même connaître le voisin d’à côté, avant qu’un jour il soit trop tard pour lui demander son nom, simplement. [Refrain] Car il reste encore ce qui nous rend humains : une porte entrouverte, un regard, une main. Quelqu’un qui reste là quand le monde s’enfuit, une place pour l’autre, une chanson sans prix. Oui, il reste encore, même caché parfois. Il suffit peut-être d’un seul pour le revoir ici-bas. [Pont – parlé, presque chanté] Je ne sais pas comment réveiller les gens. Peut-être qu’il ne faut pas les réveiller. Peut-être suffit-il de laisser une lumière allumée. Pas trop forte. Juste assez chaude pour que quelqu’un s’arrête. [Couplet 3] Ce sont peut-être seulement des choses presque dérisoires : une chaise devant la porte, une raison de rire un soir. Une assiette en plus à table, un peu d’ombre sous les arbres, quelqu’un qui ne passe pas son chemin parce que les autres partent. Et si l’un d’eux s’arrête et murmure doucement : « Ah… cela existe encore… » alors peut-être que cela me suffit vraiment. [Dernier refrain] Car il reste encore ce qui nous rend humains : un regard qui sait voir, un cœur qui tend la main. Quelqu’un qui reste là quand le monde s’enfuit, une place pour l’autre, une chanson sans prix. Oui, il reste encore. Peut-être tout près de nous. Il ne faut pas tout changer. Parfois, il suffit d’un début. Et de quelqu’un qui l’a vu. ✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨ What Still Remains [Verse 1] I walk along the streets, the houses all are still, people keep on moving, as if they always will. A screen begins to glow, an engine starts to run, and no one sees the open sky that sells a thing to none. Beside an old grey wall I stop a little while. I picture there some colour, a small unexpected smile. And through an empty window, so dark and bare inside, I see a table waiting there — with people side by side. [Chorus] For it’s still there, what makes us human too: an open door, a midnight talk or two. A hand that stays while all the world moves on, a place for someone else, an unsold song. It’s still there, though hidden from our sight. Perhaps it only takes one soul to bring it back to light. [Verse 2] On tired, grey old squares I see a bench, a tree, some herbs beside the pavement, a place where people meet. An empty shop becomes a room inside my mind: someone reads a story there, someone plays a line. A child paints on the wall what grown-ups fail to see. We could share the things we own instead of buying endlessly. We could ask before we purchase, we could learn a neighbour’s name before the day arrives too late to ever ask again. [Chorus] For it’s still there, what makes us human too: an open door, a midnight talk or two. A hand that stays while all the world moves on, a place for someone else, an unsold song. It’s still there, though hidden from our sight. Perhaps it only takes one soul to bring it back to light. [Bridge – spoken / half sung] I don’t know how to wake people up. Perhaps we shouldn’t wake them at all. Perhaps it is enough to leave a little light on somewhere. Not too bright. Just warm enough to make somebody stop. [Verse 3] Perhaps it’s in the small things, almost foolish in their way: a chair outside a doorway, a reason just to stay. One extra plate at supper, some shade beneath a tree, a person who does not walk past because the others leave. And if somebody pauses and softly says one day: “Ah… so this still exists…” perhaps that is enough for me. [Final Chorus] For it’s still there, what makes us human too: a gaze that truly sees, a heart that follows through. A hand that stays while all the world moves on, a place for someone else, an unsold song. It’s still there. Perhaps it’s very near. We do not have to change it all. Sometimes a beginning is enough. And someone who can see it.

