
[Couplet 1] Ne me dis pas que tout ira bien quand tu détournes encore le regard. Ne me dis pas pense positif quand la merde nous monte jusqu’au cœur. Tu appelles ça la paix quand tu te tais, tu appelles ça sagesse de ne rien sentir. Mais ce que tu vends comme lumière c’est la peur déguisée en vérité. [Pré-Refrain] Je ne dois pas voir, pas nommer, pas dire ce qui pourrit. Je dois être calme, docile, pour que ton monde survive. [Refrain] Moi, je veux voir la douleur, je veux la sentir, même si elle me brise. Je veux crier quand quelque chose est faux, pas le bénir en silence. Ton centre, c’est l’anesthésie, ta lumière, un simple filtre. Je préfère déranger le monde que devenir complice tranquille. [Couplet 2] “Ne pense pas au mal”, dis-tu d’une voix douce. Mais le mal adore ça, quand personne ne le nomme. Tu appelles la fuite “éveil”, tu appelles l’indifférence “foi”. Mais celui qui ne ressent plus rien a déjà quitté l’humain. [Pré-Refrain 2] Je dois lâcher prise, pardonner, avant même que tu bouges. Je dois accepter la ruine pour que personne ne dérange. [Refrain] Moi, je veux voir la douleur, je veux la sentir, jusqu’à presque tomber. Je veux agir quand quelque chose est faux, pas tout méditer. Ton calme, c’est une reddition, ta paix, un marché honteux. Je préfère être en feu que vide et spirituel. [Pont – parlé / semi-chanté] Appelle-moi sombre. Appelle-moi perdu. Mais ne m’appelle pas éveillé. Si tu ne ressens plus rien, tu t’es déjà trahi. Une lumière qui n’éclaire rien n’est que décoration. Un amour sans conséquences n’est qu’un écho mort. [Dernier Refrain] Je veux voir la douleur et pourtant aimer. Je veux sentir et pourtant rester debout. Ne pas fuir, ne pas détourner la tête, mais faire face. Si ça dérange — parfait. Je préfère déranger que mourir confortablement. [Outro] Le monde ne s’effondre pas parce qu’on regarde. Il s’effondre parce que trop refusent de voir.

