Je ne ferme pas vraiment l’œil Ma paupière est tellement molle Tombante de grande fatigue Proche, si proche du vertige Les pensées sont vraiment sans fin Un souhait : te revoir enfin Comment trouver donc mon radeau Qui me sauverait de ces eaux ? C’est fichu : c’est une manie Qui me plonge dans l’insomnie T’oublier un instant ? J’attends Bien malgré moi tout, tout le temps Je suis tombée dans un abysse Je ne vois rien, aucune prise Je sens devant moi l’infini Ça n’en sera jamais fini Pas la moindre infime gaieté Une plaie béante éprouvée Je n’ai qu’une grande souffrance Loin de la moindre bienveillance L’ impatience a gagné Elle trône de m’agacer C’est pas luisant ni attirant Mais mon cœur est à vif, saignant Toutes les envolées lyriques Sont distanciées, trop de hic Et le sommeil s’est éloigné Car tu ne fais que m’ignorer