Lyrics : Copyright CyanUr 2026 _________________________________________ [Intro – spoken, slow] Je fréquente peu les imbéciles… Ils se multiplient trop vite. ⸻ [Verse 1] C’est une espèce envahissante, quoique parfaitement inutile. Je les observe, parfois… avec cette tendresse distante qu’on réserve aux catastrophes… quand elles sont bien élevées. On me dit : “Vous exagérez.” Non. J’articule. ⸻ [Chorus] Je ris de tout… c’est entendu. Encore faut-il… trier le public. Le rire est un luxe rare. Il ne se partage pas… avec n’importe qui. ⸻ [Verse 2] J’aime la politesse, la syntaxe… et les gens morts. Ils ne coupent pas la parole. Ils tiennent admirablement… le silence. Les vivants, eux… persistent. C’est leur principal défaut. Quant aux convictions profondes, je m’en méfie. On y enterre souvent l’intelligence… sans fleurs, ni couronne. ⸻ [Chorus] Je ris de tout… c’est entendu. Mais jamais… par charité. Le rire n’est pas une caresse. C’est une opération chirurgicale… sans anesthésie. ⸻ [Bridge – very calm] On me demande parfois… si je crois en Dieu. Disons que j’attends… qu’il fasse ses preuves. Pour l’instant… son service après-vente laisse à désirer. ⸻ [Verse 3 – slower] La mort, paraît-il… est inévitable. C’est une banalité qui manque singulièrement… d’imagination. Je m’y préparerai… le moment venu. Avec cette dignité discrète qu’on accorde… aux rendez-vous ratés. Après tout… mourir n’est rien. C’est vivre… qui prend tout le temps. ⸻ [Final Chorus – slightly stronger delivery] Alors je ris… calmement. Avec cette précision d’horloger suisse… qui règle ses comptes à la seconde près. ⸻ [Outro – almost whispered] Et si cela choque… je présente mes excuses. Elles sont fausses… mais impeccablement formulées.


