
[Verse 1] L'asphalte gris crisse sous mes pas. Les singes rôdent, le regard plat. En vestes ternes, manteaux de plomb. Leur ennui me pèse, leur style est si faux. J’éclaire le monde en manteau vermillon, Du rouge aux lèvres, au volant de mon auto. [Drop] Les fers claquent, l'étincelle jaunit. Mes talons aiguilles, drapeau de ma vie! [Chorus] Mes escarpins rouges brûlent leur grisaille, Les hauts talons sont mon crédo, ma bataille. Pendant qu'ils croupissent dans leur triste sort, D'un trait de carmin je peins le décor, Oui, sur leur spleen je jette de l'or... [Verse 2] Vains mouvements, dettes et quotidien lourd. Leurs pas de plomb chuchotent à l'entour. Mais les miens résonnent comme une contrebasse, Ma montre pourpre est un feu qui passe. Le sac flamboie, les souliers crient au vent: Meurs, ô tristesse, que le rouge soit vivant! [Drop] Je parade et je brise leur calme léthargique... Je balaie leurs ombres d'une vague pourpre et magique! [Chorus] Mes escarpins rouges brûlent leur grisaille, Mes talons aiguilles sont ma rébellion, ma bataille. Que les étincelles volent vers l'infini, D'un éclat de rubis je brûle dans la nuit... Oui, j'éclaire l'ombre... je brille, je vis... [Bridge] Le fer enflamme le béton sale et gris, Le rouge est le style! Le gris, du mépris! De ma lueur pourpre j’illumine l'espace, La fadeur est un déchet, une chose basse, Mon dédain les efface... [Drop] Rouge éclatant! Style, burlesque brûlant! Gris déchirant! Folie, choc violent! [Outro] J'ai brûlé le feu... la voiture est brisée... Je rêvais d'un le clutch... j'étais si pressée... Oui! Brûler le rouge... un jeu si dangereux... Mais comment faire autrement, quand tout est si radieux... (merveilleux) (lumineux)

