
[lyrics: **Couplet 1 — Jane Eyre** Dans le vent du nord et la pluie de pierre, elle marchait seule vers la lumière. Un cœur battant sous la cendre, la pudeur dressée contre la faim de tendre. Elle a aimé sans se trahir, pardonné sans s’abolir. Sous le joug, elle a trouvé l’orgueil, et fait de sa douleur un seuil. Ses mots sont sobres, mais leur flamme brûle droit dans le silence des âmes. **Refrain** Ô sœurs de la tempête et du vent, vos plumes ont taillé l’éternel présent. Dans vos romans se cachent mes terres, mes blessures et mes prières. Ô sœurs, vos mots sont mes miroirs, mes orages, mes espoirs. Vous m’avez appris qu’aimer c’est brûler sans se consumer. **Couplet 2 — Les Hauts de Hurlevent** Sur la lande hurlait le tonnerre, l’amour grondait comme la mer. Catherine, fière et déchirée, Heathcliff, spectre inassouvi. Deux âmes sans repos ni grâce, liées par la haine et la trace. Le vent, leur unique témoin, a pleuré sur le chemin. Leur passion, bête indomptée, a fait du mal un chant de beauté. **Refrain** Ô sœurs de la tempête et du vent, vos plumes ont taillé l’éternel présent. Dans vos romans se cachent mes terres, mes blessures et mes prières. Ô sœurs, vos mots sont mes miroirs, mes orages, mes espoirs. Vous m’avez appris qu’aimer c’est brûler sans se consumer. **Couplet 3 — Sous leur influence** Je porte en moi leurs deux visages : la flamme et le courage. Je suis l’écho de leurs silences, et du tumulte en résonance. Je tends les bras vers la lumière, tout en serrant mes colères. Je pardonne, je m’embrase, je tombe, puis je me rase. Elles écrivaient ce qu’elles rêvaient, moi je vis ce qu’elles m’ont légué. **Pont** Entre la lande et le manoir, entre la fièvre et le devoir, j’entends leurs voix dans la nuit, elles murmurent : « Tiens bon, écris. » Leur encre coule encore en moi, rouge comme le sang, douce comme la foi. **Dernier refrain** Ô sœurs de la tempête et du vent, vos plumes ont taillé l’éternel présent. Dans vos romans se cachent mes terres, mes blessures et mes prières. Ô sœurs, vos mots sont mes miroirs, mes orages, mes espoirs. Vous m’avez appris qu’aimer c’est brûler sans se consumer. **Coda** Sur les landes du cœur, j’avance, entre la rage et la délivrance. Et si la vie me fait plier, je saurai, comme elles, l’amour conter.

